Branche

Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 14:31

 

 

Le SNPEFP - CGT Secteur Formation Privée soutient la lutte des salariés de l’AFT IFTIM dans leurs revendications légitimes : la défense de la qualité du service et de l’outil de travail, la gestion équitable des congés, des embauches, un dialogue social productif.

 

Depuis le début de la semaine, les salariés des sites de Nancy, Reims, Nantes et Bordeaux sont en grève ou soutiennent les grévistes.

 

Le SNPEFP CGT rappelle que ses deux délégués syndicaux sont poursuivis en justice par la direction pour avoir dénoncé une grille des salaires injuste. Déboutée en 1ère instance, la direction fait Appel, persistant dans sa volonté de museler le droit d’expression des salariés dans l’entreprise.

 

Nous demandons à la direction de l’AFT-IFTIM d’associer les représentants du personnel à la négociation de sortie de crise, dans le

respect du droit du travail et de notre convention collective.

Nous appelons l’ensemble des salariés et des instances syndicales CGT à se mobiliser, en solidarité avec le personnel de l’AFT IFTIM.

 

 

 

 

 

 Smail LAMARA

 Secrétaire National.

SNPEFP Formation

 

 

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 18:39

 

 

 

JORF n°0179 du 5 août 2009

 

Texte n°46

 

 

ARRETE

Arrêté du 29 juillet 2009 portant extension d’un avenant à la convention collective nationale des organismes de formation (n° 1516)

 

NOR: MTST0917991A

 

 

 

 

Le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville,

 

Vu le code du travail, notamment son article L. 2261-15 ;

 

Vu l’arrêté du 16 mars 1989 et les arrêtés successifs, notamment l’arrêté du 10 juillet 2009, portant extension de la convention collective nationale des organismes de formation du 10 juin 1988 et des textes qui l’ont modifiée ou complétée ;

 

Vu l’avenant du 27 avril 2009, relatif à la valeur du point (barème annexé), à la convention collective susvisée ;

 

Vu la demande d’extension présentée par les organisations signataires ;

 

Vu l’avis publié au Journal officiel du 12 juillet 2009 ;

 

Vu les avis recueillis au cours de l’enquête ;

 

Vu l’avis motivé de la Commission nationale de la négociation collective (sous-commission des conventions et accords), recueilli suivant la procédure prévue à l’article R. 2261-5 du code du travail,

 

Arrête :

 

 

Article 1

 

 

Sont rendues obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés compris dans le champ d’application de la convention collective nationale des organismes de formation du 10 juin 1988, tel qu’étendu par arrêté du 16 mars 1989, les dispositions de l’avenant du 27 avril 2009, relatif à la valeur du point (barème annexé), à la convention collective susvisée, sous réserve de l’application des dispositions de l’article L. 2241-9 du code du travail qui prévoient que la négociation annuelle sur les salaires vise également à définir et programmer les mesures permettant de supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes avant le 31 décembre 2010.

 

Article 2

 

 

L’extension des effets et sanctions de l’avenant susvisé est faite à dater de la publication du présent arrêté pour la durée restant à courir et aux conditions prévues par ledit avenant.

 

Article 3

 

 

Le directeur général du travail est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

 

 

Fait à Paris, le 29 juillet 2009.

 

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général du travail,

J.-D. Combrexelle

 

Nota. - Le texte de l’avenant susvisé a été publié au Bulletin officiel du ministère, fascicule conventions collectives n° 2009/27, disponible à la Direction des Journaux officiels, 26, rue Desaix, 75727 Paris Cedex 15, au prix de 8,20 €.

 

 

 

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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 17:13

Extrait de l'article paru dans centre info


PERIMETRE de la BRANCHE
La branche Formation souffre d’une trop grande dispersion. Beaucoup de structures qui offrent des prestations d’accompagnement et de formation, comme, les universités d’entreprises, les Opca, les CIBC, les CFA, les Missions locales par exemple relèventde leur convention collective de secteur. Le SNPEFP-CGT estime que la FFP n’est pas l’unique représentative de l’ensemble des acteurs patronaux du secteur  et que le fait d’avoir un seul interlocuteur patronal bloque souvent les possibilités d’aboutir. Il considère qu’une pluralité de syndicats patronaux améliorerait les négociations paritaires. Et de citer les employeurs des organismes de formation de l’économie sociale, syndiqués au Synofdes par exemple, leur participation « permettrait une représentativité patronale plus large et une prise en compte de problématiques autres que celles du secteur privé marchand lucratif ».
La CGT compte environ 1600 salariés syndiqués au SNPEFP auxquels il faut ajouter les adhérents aux unions départementales et locales et aux structures fédérales et régionales regroupant les syndiqués isolés de l’éducation associative.

PERIMETRE SYNDICAL
Historiquement, le Syndicat national des personnels de l’enseignement et de la formation privés (SNPEFP- CGT) a été créé essentiellement par et pour les salariés des écoles de l’enseignement privé sous contrat, puis a intégré la formation, les CFA, les chambres des Métiers, explique Smaïl Lamara,  secrétaire national du secteur formation.
Ces dernières années, les secteurs du SNPEFP ont connu un développement et une évolution dans leur champs professionnel respectif qui incitent les dirigeants à envisager une autre structuration du syndicat.
La question de la séparation des secteurs est d’actualité au syndicat, précise-t-il, d’ailleurs, dans les faits, aujourd’hui, le secteur formation a une entière autonomie administrative, politique et syndicale.

ACCORDS
Entretien annuel
Malgré son inscription dans l’accord de 1994, la branche n’a toujours pas mis en place l’entretien annuel.
Accord sur les personnes handicapées
Une convention a été conclue avec l’Agefiph en 2007 qui a financé une enquête sur l’état des lieux concernant la place des personnes handicapées dans la branche. La branche et l’AGEFIPH financent en 2010  une campagne de sensibilisation sur la question, en particulier en diffusant très largement une plaquette de sensibilisation et d’information qui vise aussi bien les chefs d’entreprise que les salariés et l’encadrement.
Accord sur les seniors
Concernant l’accord sur les seniors, la FFP a proposé un accord que le SNPEFP-CGT juge « a minima » mais regrette que le projet présenté par le SNPEFP n’ait pas été repris. ’ Il estime que ce thème est plus adapté à la négociation d’entreprise qui permet de prendre en compte les spécificités de chaque structure et prépare un projet à partir des « bonnes pratiques ».
Accord sur la formation
Pour Smaïl Lamara, un accord sur la formation dans la branche serait significatif. Le thème a été abordé en 2007 et début 2008 avec un Dif de 21 heures mais « il a achoppé parce que la FFP souhaite maintenir 2 Opca pour la branche et ne voulait pas que l’accord soit étendu ». La convention collective prévoit une participation à la formation des entreprises de 2,5 % de la masse salariale, mais ce taux n’est pas toujours respecté, selon la CGT. Dans les organismes de formation en langues (9% du marché) où le turn over des formateurs est très élevé (40-45 % par an), une grande partie du budget formation est consacré aux actions d’’accueil et d’intégration des nouveaux formateurs.

NEGOCIATIONS -  A REVOIR
Le dernier protocole conclu prévoit une augmentation de 1,5 % (je ne suis pas sûre A VERIFIER), taux qui pouvait être doublé si un accord sur le temps de travail était signé. Une « proposition intersyndicale honnête de + 5 % d’augmentation a été faite  ». Et en fait, en 2009, la négociation a abouti à une augmentation des salaires de 1 %. Cependant en 2010, le syndicat espère que la négociation sur les classifications s’ouvrira car elle doit absolument être revue. Les deux premières catégories par exemple correspondent exactement au même salaire.

Le SNPEFP-CGT juge le système de négociation de la FFP « totalement archaïque ». Pour aller plus loin, la FFP, selon le syndicat, « voulait d’abord une concession des syndicats sur le temps de travail des formateurs ». Il estime qu’il est de la responsabilité du ministère du travail de veiller à ce que la négociation se déroule loyalement  et de ne pas accepter ce chantage qui débouche systématiquement sur des désaccords. Il estime qu’aujourd’hui, ce sont les entreprises qui sont innovantes en matière de négociation; nos élu(e)s négocient les salaires et élaborent des accords plus favorables que ceux dont  la branche est capable. Le SNPEFP-CGT   fera des propositions début 2010 sur les salaires et sur le temps de travail et réitèrera sa demande de 10 jours mobiles, mesure en phase avec la sensibilisation à la pénibilité au travail.
OBSERVATOIRE
Pour le SNPEFP-CGT, la création de l’Observatoire Prospectif des Métiers et des Compétences en 2007 est l’idée la plus intéressante des trois dernières années et il  regrette, malgré ses efforts, de ne jamais en avoir obtenu sa présidence alors que c’est au SNPEFP que l’on doit son existence. L’observatoire a réalisé deux études : une sur le temps de travail des formateurs et’ la seconde est une cartographie des métiers.
Concernant l’étude sur le temps de travail, Smaïl Lamara juge les résultats intéressants mais pense que les partenaires sociaux n’ont pas su totalement les capitaliser. Il estime qu’il faudrait professionnaliser l’Observatoire, car « c’est un outil encore plus indispensable dans le contexte actuel » qui peut être « un formidable outil de dynamisation de la branche » : celle-ci est si diversifiée que seul l’Observatoire peut clarifier son organisation. Il  souhaiterait qu’il dispose de façon significative de davantage de moyens Une étude est en cours pour mieux connaître les organismes de formation et anticiper l’évolution des métiers de la branche, mais d’autres seraient nécessaires selon le syndicat et il évoque des thèmes comme les seniors, la précarité dans la branche ou encore la concurrence dans le secteur.
PREVOYANCE
Le système de prévoyance des salariés semble faire l’unanimité. La CGT note que beaucoup d’autres secteurs ont adopté le même système. Dans des secteurs connexes (services de prestations intellectuelles) tels que les Etablissements d’Enseignement Privé hors contrat, les Missions Locales et Perrmanences d’Orientation (PAIO), l’Animation, Les Espaces de Loisirs-d’Attractions-Culturels, le Golf, le Sport, les Services : Chargés d’Enquête Intermittents, Prestataires de Services dans le secteur tertiaire : les Cabinets d’Avocats et Avoués, les Sociétés de Bourse.
La CGT demande la ‘migration obligatoire (obligation de tous les organismes de formation de cotiser à la même institution de prévoyance). Cela permettrait une mutualisation qui rendrait de grands services aux salariés de la branche.
 
ASSOCIATION DE GESTION
Un débat sur les modalités de collecte concernant la prévoyance et le financement du paritarisme a eu lieu en 2003 : les employeurs ne versaient que la prévoyance d’où la décision de mettre en place un seul bordereau pour l’ensemble de la collecte. La collecte pour le financement du paritarisme (0, 05 %) est de 450 000 euros par an, alors que la CGT’ estime qu’elle pourrait et devrait atteindre 700 000 euros. 250 000 euros sont utilisés notamment pour le remboursement des salaires et des frais engagés pour participer aux réunions des différentes commissions dont le nombre a triplé depuis 2006. La moitié de la collecte qui reste (200 000 euros) est attribuée à la FFP et les 5 syndicats de salariés se partagent à parts égales l’autre moitié, soit environ 20 000 euros par syndicat de salariés, selon la CGT.
Le siège de l’association de gestion est à la FFP qui assure le secrétariat et la facturation de tout ce qui relève du fonctionnement du paritarisme. La CGT conteste à la FFP la gestion des fonds du paritarisme «  » et a demandé il y a deux ans  que cette gestion soit externalisée.

EVOLUTIONS
Le SNPEFP-CGT voit se dessiner des évolutions importantes et gaves dans la branche. Il constate une tendance de certains organismes de formation à adopter le statut de SCOP, le formateur devenant alors associé à sa structure, sortant du salariat et se retrouvant sans représentation syndicale. Christine Garcia du SNPEFP-CGT Ile-de-France déplore aussi qu’il y ait de plus en plus de contrats à temps partiel annualisés alors qu’ils sont interdits par la convention collective parce qu’ils présentent le risque d’amener les formateurs à changer d’horaire chaque semaine, ce qui les rend ‘disponibles’ et en attente en permanence et va à l’encontre des préoccupations nationales concernant la conciliation vie privée-vie professionnelle..
L’énumération des différents lieux de travail - parfois très éloignés les uns des autres - dans les contrats de travail est de plus en plus fréquente «  l’entreprise évite ainsi de rémunérer le temps de trajet inhabituel ».
Autres tendances : les SCOP, le mandat, le portage salarial se ‘développent. Depuis le 1er janvier, la nouveauté, ce sont les employeurs qui ne renouvellent les CDD que si les formateurs deviennent auto entrepreneurs, ce qui correspond à une baisse de leur revenu, la totalité des charges leur incombant.
Christine Garcia considère aussi qu’il y a aussi de plus en plus d’abus dans le recours aux formateurs occasionnels à propos desquels dont la délégation patronale estime qu’ils ne relèvent pas de la convention collective [le formateur occasionnel assure au maximum 30 jours par an d’intervention avec des cotisations sociales forfaitisées, NDLR]) et  n’entrent pas dans le calcul de l’effectif de l’entreprise.
Enfin, depuis la rentrée de septembre 2009, le SNPEFP-CGT relève qu’un nombre grandissant de salariés demandent d’adhérer ou le contactent, le plus souvent en lien avec un licenciement ou un problème rencontré dans leur entreprise. L’île-de-France est la plus touchée mais les salariés d’autres régions, auparavant des ‘déserts syndicaux’ sont maintenant concernés et cherchent un appui syndical pour comprendre leurs droits et se défendre.
 
AVENIR du PARITARISME de la BRANCHE
Smaïl Lamara souhaite que l’Etat commence à règlementer le secteur car il considère qu’aujourd’hui, « la dérèglementation est totale, les salariés sont payés à la tâche et chaque employeur fait ce qu’il veut ». Les services de contrôle sont insuffisamment nombreux. Le syndicat rencontre des salariés à qui l’employeur demande de signer de fausses feuilles de présence (et qui refusent) ou qui sont planifiés pour assurer 35 h face aux stagiaires, sans préparation pédagogique ni matérielle. Il arrive que tous les temps ne soient pas inscrits sur la fiche de paie, ce qui a des incidences gravissimes en cas d’indemnité maladie, retraite, droit au DIf, au CIF, ect… L’indemnisation ne se calcule que ‘sur le nombre d’heures effectuées en cours (le temps de face-à-face), les heures ne sont ni ventilées ni identifiées sur la fiche de paie, elles sont forfaitisées globalement. Sans réglementation cohérente sur l’ensemble de l’activité formation, « on est dans du temps dissimulé, on va vers du temps bousculé, fragmenté, empilé  » estime-t-il.
Pour Christine Garcia, une plus grande réglementation du secteur passe par une reconnaissance des acteurs qui y interviennent. Dans les négociations, les grands absents sont les salariés chargés de mettre en œuvre les décisions. « On réfléchit au bien-être des clients, des  stagiaires mais jamais à celui des formateurs », déplore-t-elle. Par exemple, l’absence ’de représentants des salariés et  syndicats dans l’équipe de ISQ - OPQF (Institut de la qualification des services intellectuels - Office professionnel de qualification des organismes de Formation) qui décerne la qualification aux centres est significative de cette exclusion, regrette-t-elle, et, dans l’obtention du label, l’absence de critères en ce qui concerne les conditions de travail et les moyens dont disposent les formateurs pour accomplir leur mission.



Smaïl Lamara - Secrétaire national du secteur formation privée du SNPEFP (syndicat national des personnels de l’enseignement et de la formation privés)
smail.lamara@wanadoo.fr   06 87 31 03 80
Christine Garcia – SNPEFP-CGT Ile-de-France -
crisgarcia@orange.fr

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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 12:50

 

 

Accord de Branche relatif à l’emploi des salariés seniors

CCNOF 3248 - IDCC 1516

 

Préambule

 

Conscients des enjeux économiques et sociaux liés au maintien dans l'emploi des séniors et à l'accompagnement souhaitable des salariés et des entreprises, les partenaires sociaux considèrent le présent accord comme une contribution à la politique d'emploi menée au niveau national.

Les partenaires sociaux se doivent de tendre à faire évoluer les représentations et les comportements de chacun sur l'emploi des séniors, compte tenu de leurs impacts sur la situation économique et sociale.

 

Par ailleurs, les dispositions légales et règlementaires régissant le présent accord invitent les entreprises et les branches à déterminer des objectifs et à identifier les moyens pour les atteindre.

Cet accord s'inscrit dans le cadre d'une politique dynamique et évolutive afin :

-       de faire un état des lieux régulier de l'emploi des séniors,

-       de mobiliser les outils de branche (CPNEF, CPPO, Bilan social de la branche…) ou de les construire si nécessaire,

-       d'adapter les objectifs conventionnels selon l'évolution de l'emploi au sein de la branche.

 

Aujourd'hui, la formation professionnelle est un secteur jeune, à double titre : son développement a largement été accéléré par la loi de 1971 et les salariés de plus de 50 ans représentent  moins d'un quart des effectifs.

 

Compte tenu des incertitudes concernant notamment l'évolution des régimes de retraites complémentaires, les partenaires considèrent qu'ils ne disposent pas d'un recul suffisant, ni même d'outils d'évaluation au niveau de la branche pour mettre en place une politique satisfaisante et pérenne.

Ils ont donc décidé de conclure dans un premier temps un accord d'une durée de 18 mois. Les partenaires sociaux mettront à profit cette période pour construire les analyses de branche permettant de mettre en place une politique pertinente sur l'emploi des séniors.

 

Article 1 - Cadre juridique et objectif

 

L’accord s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’art 87 de la loi n° 2008-1330 du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité sociale pour 2009 et du décret n° 2009-560 du 20 mai 2009 relatif au contenu et à la validation des accords et plans d’action en faveur de l’emploi des salariés âgés.

Contribuant à l’emploi des salariés les plus âgés, il doit aussi permettre aux organismes de formation employant entre 50 et 300 salariés de s'exonérer de la pénalité financière mensuelle prévue par la réglementation.

 

Article 2 - Champ d’application

 

Le présent accord de branche vise les entreprises de 50 à 300 salariés relevant du champ d’application de la CCNOF.

Il ne fait pas obstacle aux accords ou plans d’entreprise existants ou à venir qui ont été pris, signés au sein des organismes de formation et validés par les autorités compétentes.


 

Article 3 - Notion de senior

 

Est défini comme « senior » tout salarié de l’entreprise âgé d’au moins 45 ans, quel que soit le type de contrat et le temps de travail ou l'ancienneté.

 

Article 4 - Objectif chiffré de maintien dans l’emploi des salariés de 55 ans et plus

 

4.1. Objectif

Les organismes de formation doivent contribuer au maintien dans l'emploi des salariés de 55 ans et plus. Le bilan social 2008 de la branche fait état d’un taux d’emploi inférieur à 10 % de cette catégorie.

En conséquence, la branche des organismes de formation s’engage à ce que les salariés de 55 ans et plus représentent au moins 9 % des effectifs de la branche.

 

4.2. Indicateur

Le calcul actualisé au niveau de la branche de ce taux d'emploi en pourcentage constitue l’indicateur de suivi.

 

Article 5 - Dispositions favorables au maintien dans l’emploi des salariés de plus de 45 ans.

 

Conformément aux dispositions du décret n° 2009-560 du 20 mai 2009 relatives au contenu et à la validation des accords et plans d’action en faveur de l’emploi des salariés âgés, il est rappelé que les entreprises doivent choisir au moins trois mesures parmi les six domaines d'actions suivants, assorties d'objectifs chiffrés et d'indicateurs de suivi :

 

1° Recrutement des salariés âgés dans l’entreprise ;

 

2° Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles ;

 

3° Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité ;

 

4° Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation ;

 

5° Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite ;

 

6° Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat.

 

Toutefois, le présent accord entend privilégier quatre domaines d'actions auxquels sont assortis des objectifs et indicateurs spécifiques à la branche :

 

-       Anticipation de l'évolution des carrières professionnelles (2),

-       Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité (3),

-       Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation (4),

-       Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat (6).

 

Ces quatre domaines d'actions font l'objet des dispositions des articles 5-1, 5-2, 5-3 et 5-4 ci-dessous.


 

Article 5.1 - Actions relatives à l’anticipation de l’évolution des carrières professionnelles :

 

a)    l’entretien professionnel de deuxième partie de carrière

 

Tout salarié a accès de sa propre initiative à un entretien dit de deuxième partie de carrière. Il appartient au salarié concerné de faire part de son souhait de renouveler cette demande tous les 5 ans.

Cet entretien est à la charge de l’employeur qui informe le salarié à partir de 45 ans de cette possibilité.

Cet entretien se déroulera ensuite tous les 5 ans, si le salarié le souhaite, et désire renouveler cette démarche.

Il est destiné à faire le point avec un représentant de la direction, au regard de l’évolution des métiers et des perspectives d’emploi dans son entreprise, sur ses compétences, son employabilité, ses besoins de formation, sa situation et son évolution professionnelle.

L’entretien de deuxième partie de carrière peut se dérouler à la suite de l’entretien annuel.

Cet entretien de deuxième partie de carrière doit être proposé à 100% des salariés séniors.

 

Objectif :

▪ Cet entretien de deuxième partie de carrière doit être réalisé pour 20% des salariés séniors au niveau de la branche.

 

Indicateur de suivi :

▪ Le nombre d’entretiens réalisés pour les salariés séniors au niveau de la branche.

 

 

Article 5.2 - Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité

 

a)    Informer sur la prévention des risques dans les entreprises

 

L’entreprise s’engage à réaliser une documentation et à la diffuser à tous les salariés sur la connaissance et la prévention des risques. Le CHS-CT, la médecine du travail notamment seront associés à cette démarche.

 

Objectifs :

▪    20 % des entreprises prennent en compte les salariés séniors au sein de leur document unique

▪    30 % des entreprises abordent au moins une fois par an, lors d’une réunion du CHS-CT, l’analyse de l’amélioration des conditions de travail et de la prévention des situations de pénibilité relative aux séniors.

 

Indicateurs de suivi :

▪    Nombre d’entreprises de la branche ayant réalisé un document unique comprenant des dispositions spécifiques séniors,

▪    Nombre d’entreprises de la branche ayant abordé au moins une fois par an lors d’une réunion du CHS-CT, l’analyse de l’amélioration des conditions de travail et de la prévention des situations de pénibilité relative aux séniors.


 

b)    Favoriser le passage au temps partiel pour les salariés volontaires

 

Pour développer le passage à temps partiel choisi, les entreprises s'engagent à prendre en considération toute demande de passage à temps partiel pour les salariés de plus de 50 ans, si l'emploi du salarié ou les emplois disponibles, l'organisation du travail, et l'aménagement temps de travail sont compatibles avec la demande de temps partiel du salarié.

 

Par ailleurs, l’entreprise accompagne le salarié dans le cadre de ses démarches administratives liées à un passage à temps partiel préconisé pour raison médicale pour faciliter l’accès aux différentes aides.

 

Article 5-3 - Actions relatives au développement des compétences et des qualifications et accès à la formation :

 

Les partenaires sociaux de la branche s’engagent à promouvoir l’accès de tous les salariés à la formation continue quel que soit leur âge et notamment les salariés de plus de 50 ans.

 

a)    Promotion et réalisation d'actions de formation

 

Il est rappelé que le budget consacré à la formation professionnelle continue assis sur la masse salariale des organismes de formation doit être de 2,5 % au moins dans les conditions de l'article 11 de la CCNOF.

Une priorité sera accordée à la formation des salariés âgés de 45 ans et plus qui n’ont pu bénéficier d’action de formation depuis plus de 5 ans.

 

Objectif :

▪    La durée moyenne des formations pour les salariés de 50 ans et plus doit être d’au moins 14 heures par an.

 

Indicateur :

▪    Durée moyenne des formations des salariés de 50 ans et plus.

 

b)    Publics prioritaires pour la professionnalisation

 

Les salariés de plus de 50 ans font partie des publics prioritaires pour la prise en charge des périodes de professionnalisation.

 

Les partenaires sociaux de la branche recommandent que les thèmes relatifs à la formation professionnelle, de quelque nature qu’ils soient, constituent un des sujets prioritaires à aborder lors les entretiens spécifiques ou entretiens de seconde partie de carrière.

 

c)    Démarche de VAE

 

Les partenaires sociaux recommandent aux entreprises de valoriser, par la démarche VAE, l'expérience et les compétences acquises dans la profession des salariés séniors.


 

Article 5.4 - Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat : valoriser le parrainage dans l’entreprise

 

Par parrainage, il convient d’entendre toute pratique visant à associer un salarié expérimenté à un nouvel embauché, pendant une période déterminée, afin de faciliter son intégration professionnelle.

Le nombre de parrainages constitue l’indicateur de suivi.

 

Article 6 : Indicateurs

 

Cet accord décline diverses actions et mesures auxquelles sont attachées des objectifs et/ou des indicateurs (cf. articles 4, 5-1, 5-2, 5-3 et 5-4) : si l’objectif chiffré est accompagné d’un indicateur idoine, celui-ci est réputé rempli et atteint pour les entreprises entrant dans le champ d'application dès l’instant où le bilan social annuel de la branche (équivalent au rapport annuel de branche au sens du Code du Travail) met en valeur la réalisation de ces objectifs.

 

Article 7 - Modalités de suivi de la mise en œuvre des mesures prises et de la réalisation des objectifs fixés

 

La Commission Mixte Paritaire missionne :

-       la Commission Paritaire Nationale de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (CPNEF) pour réaliser le suivi une fois par an du présent accord,

-       la CPNP,  pour la mise en place des indicateurs au niveau du bilan social.

 

La publication des indicateurs mentionnés ci-dessous au sein du bilan social de branche permet d’assurer la diffusion et le suivi des mesures en faveur des seniors.

Enfin, l'accord de branche est annexé aux résultats annuels du bilan social.

 

Article 8 - Entrée en vigueur, date d'application et procédure de validation

 

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 18 mois.

Il fera l'objet d'un dépôt, d'une demande de validation et enfin d'une demande d'extension par la partie la plus diligente.

Cet accord entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2010 : il cessera de plein droit de produire effet au terme prévu ci-dessus.

Cet accord cessera également d'être applicable de plein droit si l'autorité compétente en matière d'extension ou de réponse à demande de validation  met en lumière que l'accord de branche ne permet pas aux entreprises assujetties au présent accord d'être exonérées de la pénalité instaurée par l'article L 138-24 du Code de la Sécurité sociale.


 

Article 9 - Modalités de révision de l’accord

 

Les partenaires sociaux s’engagent à se rencontrer au plus tard avant la fin de l’année 2010 en vue d’analyser la mise en application du présent accord et d’engager si nécessaire une procédure de révision. De plus, et conformément au préambule du présent accord, les partenaires sociaux s'engagent à négocier sur ce thème au cours de l'année 2011.

 

L’avenant de révision de tout ou partie du présent accord se substitue de plein droit aux stipulations de l’accord qu’il modifie.

 

En outre, en cas d’évolution législative ou conventionnelle susceptible de remettre en cause tout ou partie des dispositions de cet accord, les parties signataires conviennent de se réunir à nouveau, dans un délai de trois mois après la publication de ces textes, afin d’adapter lesdites dispositions.

 

Article 10 - Publicité de l’accord

 

L’accord sera remis à chaque partie signataire.

 

Fait à Paris, le 6 janvier 2010

 

 

 

CFDT

 

 

 

 

Nom :

 

CFE-CGC

 

 

 

 

Nom :

 

CFTC

 

 

 

 

Nom :

 

CGT

 

 

 

 

Nom :

 

CGT-FO

 

 

 

 

Nom :

 

 

 

FFP

 

 

 

 

Nom :

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Annexes à l'accord de Branche

relatif à l’emploi des salariés seniors

CCNOF 3248 - IDCC 1516

 

 

Grille de mesure de l’accord : binôme objectif chiffré/indicateur

 

Article n°

Objectif chiffré global et mesures favorables à l'emploi des séniors

 

4

 

§ Taux d’emploi des salariés d’au moins 55 ans et plus dans la branche : 9 %

§ Taux d'emploi en pourcentage (%) des salariés d'au moins 55 ans et plus

 

 

5.1

 

▪ L'entretien de deuxième partie de carrière doit être réalisé pour 20 % des salariés séniors au niveau de la branche.

▪ Nombre d’entretiens réalisés pour les salariés séniors au niveau de la branche.

 

 

 

 

 

5.2

 

▪ 20 % des entreprises prennent en compte les salariés séniors au sein de leur document unique

▪ Nombre d’entreprises de la branche ayant réalisé un document unique comprenant des dispositions spécifiques séniors,

 

▪ 30 % des entreprises abordent au moins une fois par an, lors d’une réunion du CHS-CT, l’analyse de l’amélioration des conditions de travail et de la prévention des situations de pénibilité relative aux séniors.

▪ Nombre d’entreprises de la branche ayant abordé au moins une fois par an lors d’une réunion du CHS-CT, l’analyse de l’amélioration des conditions de travail et de la prévention des situations de pénibilité relative aux séniors.

 

 

 

5.3

 

▪ Durée moyenne des formations pour les salariés de 50 ans et plus doit être d’au moins 14 heures par an.

▪ Durée moyenne des formations des salariés de 50 ans et plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 17:20

‘Paroles de salariés’


Voici 3 constats établis parallèlement par les 3 représentants élus au CHSCT, suite à une enquête menée pendant 2 semaines auprès des salariés du siège.


LISTE  1 : ce qui, pour vous, est difficile à accepter

-          la disparition quasi totale des salles de cours au profit de bureaux

-          les erreurs d’attribution de salles

-          le manque de matériel

-          les couloirs encombrés

-          la difficulté de visualiser le projet d’entreprise

-          le manque d’information et de communication

-          le manque de bureaux et d’ordinateurs, leur transformation en postes de travail partagés

-          la préparation des cours dans le couloir ou sur les tables où l’on mange

-          la salle de la photocopieuse exigue et de moins en moins propice à des conditions sereines d’exécution des tâches

-          le retard systématique de remise des tickets restaurant aors que leur coût est facturé et retenu sur la fiche de paie

-          le manque d’hygiène dans la cuisine, à la cafétéria

-          le manque d’endroit et de confort pour communiquer, échanger, travailler

-          la remise TROP tardive des acomptes et des paies



Liste 2 : Ce qui, pour vous, est hautement prioritaire

1. Une restructuration harmonieuse. L’accès à l’information concernant tout changement.

 2. Plus de respect dans la communication.

 3. Moins d’erreurs résultant en déplacements inutiles.

 4. Un délai de préavis pour l’ajout d’heures de cours.

 5. La durée correcte des pauses.

 6. L’amélioration des conditions sanitaires dans les toilettes.

 7. L’amélioration de l’éclairage.

 8. Plus de facilité dans la prise des rendez-vous médicaux et dentaires.

 9. Plus de stabilité, moins d’incertitude.

10. Un rangement permettant de gagner du temps et l’accès facilité aux dossiers.


LIST 3 : Your main concerns and suggestions

- There‘s a notable lack of communication ; we don’t know which person is in charge of what company account ; our requests for interviews are not honored and we’re not told why ; there are no progress reports

- We are not given proper respect, not valued

-Trainers crowd in the corridor ; we need a place to SIT DOWN and prepare our courses, we need a place where we can meet

- We’d like the computers in the resource center kept available for us to consult the web and online teacher resources


A happier staff in a win win situation would mean a proper teachers’ room  and a  regularly updated bulletin keeping us informed

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