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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 10:55

Quelques 700 personnes se sont rassemblées à Paris le mardi 8 février pour commémorer le cinquantième anniversaire des crimes commis au métro Charonne par la police aux ordres du préfet Maurice Papon et du ministre de l’Intérieur Frey. La répression sauvage de la manifestation pacifique qui protestait contre les attentats de l’OAS en France et en Alégrie a entrainé la mort de neuf syndicalistes : Anne-Claude Godeau, Fanny Dewerpe, Suzanne Martorell, Daniel Fery, Jean-Pierre Bernard, Edouard Lemarchand, Hyppolite Pina, Maurice Pochard et Raymond Wintgens.

Le rassemblement s’est tenu, notamment à l’appel de la CGT et du parti communiste, en présence du secrétaire général de la CGT, du secrétaire national du parti communiste, Pierre Laurent Bernard Thibault et du maire de Paris, Bertrand Delanoë. "Notre combat continue parce que notre pays doit la vérité et la justice aux victimes de Charonne sur les responsabilités à l’origine de ce massacre", a déclaré Bernard Thibault lors de son discours, alors que les responsables du drame n’ont jamais été poursuivis.

"Un peuple est grand quand il regarde son histoire en face", a assuré Bertrand Delanoë dans un discours tenu à l’entrée du métro Charonne, où le drame s’est noué lorsque la police a violemment chargé une manifestation "contre le fascisme" et "pour la paix en Algérie". "Charonne, c’est le symbole d’un crime mené par des autorités légales pour des objectifs qui étaient profondément injustes, c’est-à-dire réprimer toute volonté du peuple algérien d’accéder à sa liberté, donc son indépendance", a ajouté le maire de Paris.

Le secrétaire national du parti communiste, Pierre Laurent, a estimé que "depuis cinq ans, avec la présidence de Nicolas Sarkozy", la France voyait "le retour de ce vieux clan idéologique qui se gargarise de mythes sur de prétendues vertus de la colonisation", un clan "qui n’a pas manqué une occasion de réhabiliter une honteuse xénophobie d’État".

Les manifestants ont ensuite rejoint le cimetière du Père-Lachaise pour se recueillir devant une stèle en l’honneur des victimes.

Quelques mois auparavant, la police avait réprimé dans le sang une manifestation pacifique organisée à Paris par les indépendantistes algériens en France. Des dizaines d’Algériens, jusqu’à plusieurs centaines selon les sources, avaient péri lors de la répression par les forces de l’ordre.

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité - Communauté : Actualités syndicales CGT
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 18:14

Le 29 février 2012, ensemble, à l’appel de tous les syndicats d’Europe agissons pour dire non à l’austérité.

Une vaste campagne de culpabilisation se développe. Partout, les salariés s’entendent dire qu’ils coûtent trop cher.

En France, le Président de la République a annoncé deux mesures qui à nouveau vont frapper durement les salariés, les retraités, les privés d’emploi.

Après la réforme des retraites de 2010 et les deux plans d’austérité de 2011, il aggrave la situation en voulant augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, diminuant encore le pouvoir d’achat pour le plus grand nombre de salariés.

La Protection sociale serait une nouvelle fois fragilisée.

Il entend instaurer des accords « compétitivité emploi » légalisant ainsi le chantage des employeurs « emploi contre salaires et temps de travail ». Ces accords ouvrent la voie à la remise en cause d’un pilier essentiel du droit social français et du contrat de travail.

Plus globalement, âge de départ à la retraite, durée légale du travail, conventions collectives, procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale… tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».

Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée. En effet, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité.

Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, le 1er mars prochain, élaboré à quelques uns en dehors de toute procédure et consultation démocratique. Il imposerait un carcan budgétaire et économique à des pays déjà durement touchés par le chômage et la récession.

L’austérité s’imposerait à tous encadrant toute négociation au niveau national, sectoriel et d’entreprise et réduisant les capacités d’intervention des organisations syndicales.

Ce traité est contraire à l’Europe sociale à laquelle nous aspirons, il ne ferait qu’alimenter les rejets des solidarités, les replis nationaux, la montée des forces nationalistes et d’extrême droite.

Les syndicats de chaque pays européen réunis dans la Confédération Européenne des Syndicats s’opposent à ce traité.

Ils appellent, ensemble, à agir le mercredi 29 février 2012 à la veille du sommet européen pour dire non à l’austérité et exiger des réponses pour l’emploi et la justice sociale.

Toutes les organisations professionnelles et départementales de la CGT appellent donc les salariés, à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail le 29 février 2012 et à participer aux manifestations interprofessionnelles qui seront organisées sur tout le territoire.

Montreuil, le 2 février 2012

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité - Communauté : Actualités syndicales CGT
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 09:26
Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité - Communauté : FORMATION PROFESSIONNELLE
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 09:18

Dans la logique initiée par Madame Jouanno lors de la tenue de "l’assemblée du sport " en partenariat avec le CNOSF, le décret portant création d’une "conférence nationale du sport" vient de paraître.

Il reprend les propositions du président du CNOSF en ce qui concerne sa composition : l’Etat, le mouvement sportif, les collectivités territoriales et le "monde de l’entreprise". Ce décret entérine l’exclusion des organisations syndicales de salariés, donc l’ensemble des salariés du secteur qui subissent de plein fouet les conséquences des baisses des dotations des collectivités, et celles du pouvoir d’achat des ménages.

Les limites de la nouvelle instance sont inscrites dans la définition de sa mission qui est seulement d’organiser la concertation.

Cette mascarade orchestrée entre l’Etat et le CNOSF n’a pour objectif que de marchandiser l’accès aux pratiques sportives, et donc de détricoter l’organisation autour du mouvement associatif pour en faire un objet de rentabilité et ne traiter que du sport professionnel ou du haut niveau.

L’exclusion des organisations syndicales de salariés et des pratiquants se situe dans la continuité de la suppression du CNAPS (conseil national des activités physiques et sportives), que la CGT avait dénoncée en son temps.

La composition du CNAPS reflétait en effet une grande diversité, mais avait un seul défaut, aux yeux du gouvernement : celui de remettre en cause certaines de ses décisions !

La CGT, avec d’autres organisations syndicales, revendique un véritable service public des activités physiques et sportives et de nouvelles pratiques démocratiques.

Montreuil le 26 janvier 2012

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 09:17

A l'occasion de la publication des décrets du 30 janvier 2012 relatifs à l'organisation et au fonctionnement des services de santé au travail, FO réaffirme que la réforme aujourd'hui entrée en vigueur met en péril l'avenir de la prévention des risques professionnels dans son ensemble.

En cette période d'explosion du mal être au travail, d'allongement de la vie professionnelle, de multiplication des pathologies «à effets différés» et dans un contexte de crise économique, il est aberrant de mettre toujours plus d'obstacles entre le salarié et son médecin du travail.

FO dénonce une réforme qui ne répond aucunement à la question initialement posée : comment résout-on le problème de la pénurie des médecins du travail?

FO dénonce la possibilité, pour la majorité des entreprises, de déroger à la périodicité des visites médicales de 24 mois lorsque sont mis en place des entretiens infirmiers et des actions pluridisciplinaires annuelles. Remplacer les médecins du travail peu nombreux par des infirmiers, eux-mêmes en nombre insuffisant, ne permettra pas la mise en place d'une politique dynamique de lutte contre les risques professionnels.

FO dénonce une multiplication d'acteurs au sein des services de santé au travail, dont la protection et l'indépendance vis-à-vis des employeurs ne sont prévues par aucun texte. Dès lors, comment contraindre une entreprise à modifier une organisation du travail pathogène et génératrice de risques?

FO dénonce l'allongement des durées d'absence déclenchant automatiquement une visite de reprise. La durée d'absence nécessaire passant de 8 jours à 30 jours en cas d'accident du travail, et de 21 jours à 30 jours en cas de maladie. L'objectif de cette mesure n'est pas à démontrer: espacer, différer, supprimer les visites médicales pour donner l'illusion d'un système fluide… FO dira inefficace et dangereux.

FO dénonce donc une réforme nocive pour les salariés qui, non seulement ne règle pas les dysfonctionnements jusqu'ici constatés mais en ajoute d'autres. Avec toujours ce même constat : les salariés les plus exposés aux risques, évoluant dans des environnements professionnels agressifs et souvent sujets à des conditions de travail dégradées continueront de payer, au prix fort et en moindre espérance de vie, des réformes «low cost» et pensées à bas coûts.

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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