Jeudi 14 janvier 2010
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L’histoire de Sourisie
Sourisie était un endroit où toutes les souris vivaient et s’amusaient, naissaient et mouraient. Et elles vivaient tout comme nous le faisons, vous et moi. Elles avaient même un Parlement. Et tous
les quatre ans, elles tenaient des élections. Elles se rendaient au bureau de scrutin à pied et votaient. Certaines embarquaient avec des amis pour s’y rendre. Et se laissaient embarquer pendant
les quatre années suivantes aussi. Tout comme vous et moi. Et chaque fois, le jour du scrutin, toutes les petites souris se rendaient aux urnes pour élire un gouvernement. Un gouvernement formé de
gros chats noirs. Je n’ai rien à redire contre les chats. Ils étaient gentils. Ils menaient leur gouvernement avec dignité. Ils adoptaient de bonnes lois - c’est-à-dire des lois qui étaient bonnes
pour les chats. Mais celles-ci n’étaient pas très bonnes pour les souris. L’une de ces lois énonçait que les trous de souris devaient être assez grands pour la patte d’un chat. Une autre déclarait
que les souris devaient se limiter à certaines vitesses dans leurs déplacements afin que les chats puissent attraper leur déjeuner sans trop d’effort. Toutes les lois étaient de bonnes lois. Pour
les chats. Ah!, mais elles étaient dures sur les souris. Et la vie devenait de plus en plus dure. Quand les souris en ont eu assez, elles ont décidé qu’il fallait agir. Elles ont voté en masse.
Elles n’ont pas réélu les chats noirs. Elles ont élu les chats blancs. Les chats blancs avaient mené une campagne formidable. Ils ont déclaré : « Sourisie a simplement besoin de voir plus loin ».
Puis : « Le problème en Sourisie, c’est que les trous de souris sont ronds. Si vous votez pour nous, nous établirons des trous de souris carrés ». Et c’est ce qu’ils ont fait. Alors ces trous de
souris carrés étaient deux fois plus gros que les trous ronds, donc un chat pouvait y insérer ses deux pattes. Et la vie était plus dure que jamais. Et quand elles en ont eu assez, elles n’ont pas
réélues chats blancs et elles ont renommé les chats noirs. Puis, elles ont joué au chat musical : chats blancs de nouveau, puis chats noirs. Elles ont même essayé une moitié de chats noirs avec
l’autre moitié de chats blancs. À cette situation elles ont donné le nom de coalition. Elles ont même élu un gouvernement formé de chats mouchetés : c’était des chats qui tentaient d’imiter les
bruits que font les souris, mais qui mangeaient comme des chats. Vous voyez mes amis, le problème n’était pas la couleur du chat, mais bien le fait qu’ils étaient des chats. Naturellement, parce
qu’ils étaient des chats,ils protégeaient les intérêts des chats plutôt que ceux des souris. Puis, une toute petite souris qui avait une idée est arrivée. Mes amis, attention aux petits bonhommes
qui ont des idées. Elle dit aux autres souris :« Écoutez mes amis, pourquoi continuons-nous d’élire des gouvernements de chats? Pourquoi ne pas élire un gouvernement de souris? » .« Oh! »,
ont-elles rétorqué, « c’est un militant CGT. Licenciez-le ! » Elles l’ont donc essayé de le licencier. Mais je vous rappelle que vous pouvez licencier un souris ou un homme mais vous ne
pouvez pas licencier une idée
Par SNPEFP Formation privée
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Publié dans : Lectures
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