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Des syndicats de l’éducation se sont inquiétés
lundi 17 octobre du « faible » taux de participation aux élections professionnelles, du fait selon eux des nouvelles modalités complexes du vote électronique.
Interrogé, le ministère n’a pas souhaité faire de commentaires.
« Lundi à 8 h, seuls 21 % des professeurs des écoles avaient participé au vote et il ne reste que 4 jours pour atteindre le taux historiquement habituel des 60 % », a dit à l’AFP
Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. « Le caractère collectif du scrutin s’est perdu, auparavant il se déroulait sur une journée et dans l’école, ce qui
suscitait une émulation, une effervescence. On a multiplié les entraves et tout fait pour éloigner les enseignants du scrutin.
Le dirigeant syndicat dit « craindre une chute de la participation et l’interprétation politique qui pourrait en être faite par le ministère ».
Selon Christian Chevalier, du SE-Unsa (primaire et secondaire), le taux de participation au comité technique ministériel, instance qui va déterminer la représentativité
syndicale, était de « 20 % à 14 h ». « Il y a une tendance à l’absentéisme qui est inquiétante du point de vue démocratique (…) sans doute le vote électronique n’est-il pas complètement étranger
».
Dans un courrier aux ministres Luc Chatel et Laurent Wauquiez, Patrick Gonthier, de la fédération Unsa Education, « dresse un constat sévère sur l’organisation et le déroulement
» des élections et « se réserve le droit d’intervenir (…) auprès des juridictions compétentes ».
Des « dizaines de milliers de personnels ne sont pas dans des conditions normales de vote : beaucoup n’ont pas reçu leur notice de vote et, par exemple, des agents de laboratoire des académies de
Nice et de La Réunion ne sont pas sur les listes électorales », selon Patrick Désiré (CGT Educ’Action).
Les syndicats relèvent également des problèmes de connection informatique. Albert-Jean Mougin, UER, a regretté ces difficultés qui « empêchent l’exercice d’un droit ».
Pour Thierry Cadart (Sgen-CFDT), ces problèmes « restent limités, ce n’est pas un raz-de-marée. Il est un peu tôt pour tirer une conclusion ».