Mercredi 19 octobre 2011
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Sources : FO
L'Assemblée nationale vient d'adopter en 1ère lecture les dispositions de la proposition de loi
Warsman.
Une des dispositions vise à autoriser l'employeur, sous couvert d'un accord collectif, à moduler le nombre d'heures travaillées sans que cela constitue une modification du contrat de travail
nécessitant l'accord express du salarié.
Il ne s'agit pas d'une simple mesure de simplification. Cette modification du Code du Travail introduit encore plus de flexibilité que les salariés devront subir sans pouvoir s'y opposer. Cela va
à l’encontre d’une jurisprudence de la Cour de Cassation devenue source d'inquiétude pour les employeurs…
C’est une atteinte portée aux droits fondamentaux des salariés, et en particulier à leur vie familiale et personnelle.
La liberté contractuelle et l'autonomie de la négociation collective sont fragilisées ces dernières années. Les différentes interventions du législateur favorisent en particulier la négociation
dérogatoire.
Un juste équilibre doit être recherché entre négociation collective et contrat de travail; cet équilibre ne peut être trouvé que si l’on réaffirme le principe de faveur.
FO réaffirme son opposition et demande le retrait de cette disposition source d'insécurité juridique pour les salariés.
Par SNPF - CGT
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Mercredi 19 octobre 2011
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La CFTC
a annoncé mardi 18 octobre 2011 son intention d'engager des recours pour
contester les résultats des élections qui se tiendront jeudi 20 dans la fonction publique d'Etat et hospitalière.
« On conteste un résultat qui va être tronqué », a affirmé devant la presse Bernard Sagez, secrétaire général adjoint, indiquant que la centrale
avait « des éléments » pour déposer plainte.
« La technique des élections a été modifiée et n’amène que de la bagarre interne », a-t-il estimé, évoquant des « attaques individuelles
» et des irrégularités.
« On est dans un système de bagarre, le contraire du syndicalisme », a-t-il ajouté.
Il a pris l’exemple du CHU de Dijon où la CFTC, qui n’y a pas de section, a quand même déposé une liste dont les membres subissent, selon la centrale, des pressions « inadmissibles », avec « la
complicité de la direction ».
Situation inadmissible - Jacques Voisin, président de la CFTC, a indiqué avoir appelé la semaine dernière les ministres de la Santé et de la Fonction publique, Xavier Bertrand et François
Sauvadet, pour « dénoncer une situation inadmissible ».
« Ce n’est pas supportable », a-t-il dit mardi, ajoutant avoir affirmé aux ministres qu’il « les tenait
pour responsables de la démocratie sociale ».
Par SNPF - CGT
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Mercredi 19 octobre 2011
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06:33
Des syndicats de l’éducation se sont inquiétés
lundi 17 octobre du « faible » taux de participation aux élections professionnelles, du fait selon eux des nouvelles modalités complexes du vote électronique.
Interrogé, le ministère n’a pas souhaité faire de commentaires.
« Lundi à 8 h, seuls 21 % des professeurs des écoles avaient participé au vote et il ne reste que 4 jours pour atteindre le taux historiquement habituel des 60 % », a dit à l’AFP
Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. « Le caractère collectif du scrutin s’est perdu, auparavant il se déroulait sur une journée et dans l’école, ce qui
suscitait une émulation, une effervescence. On a multiplié les entraves et tout fait pour éloigner les enseignants du scrutin.
Le dirigeant syndicat dit « craindre une chute de la participation et l’interprétation politique qui pourrait en être faite par le ministère ».
Selon Christian Chevalier, du SE-Unsa (primaire et secondaire), le taux de participation au comité technique ministériel, instance qui va déterminer la représentativité
syndicale, était de « 20 % à 14 h ». « Il y a une tendance à l’absentéisme qui est inquiétante du point de vue démocratique (…) sans doute le vote électronique n’est-il pas complètement étranger
».
Dans un courrier aux ministres Luc Chatel et Laurent Wauquiez, Patrick Gonthier, de la fédération Unsa Education, « dresse un constat sévère sur l’organisation et le déroulement
» des élections et « se réserve le droit d’intervenir (…) auprès des juridictions compétentes ».
Des « dizaines de milliers de personnels ne sont pas dans des conditions normales de vote : beaucoup n’ont pas reçu leur notice de vote et, par exemple, des agents de laboratoire des académies de
Nice et de La Réunion ne sont pas sur les listes électorales », selon Patrick Désiré (CGT Educ’Action).
Les syndicats relèvent également des problèmes de connection informatique. Albert-Jean Mougin, UER, a regretté ces difficultés qui « empêchent l’exercice d’un droit ».
Pour Thierry Cadart (Sgen-CFDT), ces problèmes « restent limités, ce n’est pas un raz-de-marée. Il est un peu tôt pour tirer une conclusion ».
Par SNPF - CGT
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Mardi 18 octobre 2011
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07:48
Sous couvert de
simplifier le droit, le Député Jean-Luc Warsmann (UMP) creuse des brèches dans le Code du Travail.
Augmenter ou réduire la durée du travail d’un salarié sans lui demander son accord est un rêve de patron qui pourrait bien être exaucé.
Au détour d’une proposition de loi relative « à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives », l’auteur, le Député des Ardennes Jean-Luc Warsmann, présente, dans
l’exposé des motifs, la mesure suivante : permettre à un employeur « d’augmenter le nombre d’heures de travail sur une courte période sans que cette augmentation constitue une modification du
contrat de travail ».
Sauf que l’article de loi n’est pas tout à fait rédigé dans les mêmes termes :
« La mise en place d’une répartition des horaires sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l’année, ne constitue pas une modification du contrat de travail ».
Outre que la « courte période » peut durer un an, le terme « répartition des horaires » peut aussi bien
signifier une hausse qu’une baisse de la durée du travail avec un salaire réduit en conséquence.
Actuellement, ce type de décision constitue une modification du contrat de travail qui requiert l’accord exprès du salarié. En cas de refus, il court le risque d’être licencié.
Si la proposition de loi de M.Warsmann aboutissait, ce serait faire la part belle aux abus de toutes sortes, et un employeur n’aurait même plus à demander l’accord des salariés pour réduire leurs
salaires de 23 % ! En déposant sa proposition de loi le 28 juillet 2011 à l’Assemblée nationale, le Député a ainsi résumé la philosophie de son texte : « Dans la conjoncture actuelle, il est
devenu indispensable de desserrer l’étau législatif et réglementaire qui contraint les acteurs de notre croissance ».
Missionné en janvier 2011 par le chef de l’État pour « rendre notre cadre juridique plus propice à l’initiative économique et à la création de richesses et d’emplois », le Député évoque une «
prolifération de règles et de procédures qui handicape » les entreprises. Aussi entend-il « donner à notre économie tous les ressorts juridiques nécessaires pour devenir plus performante ». Et
freiner les ardeurs d’une justice qui fait parfois « barrage » au plus haut niveau.
Ainsi, la Cour de Cassation a-t-elle donné gain de cause, en septembre 2010, à un salarié qui contestait
l’application (sans que l’employeur lui ait demandé son accord) d’une modulation de son temps de travail, lui faisant perdre le bénéfice de ses heures supplémentaires.
Didier Porte, secrétaire confédéral FO, lors de son audition auprès du rapporteur, a insisté sur le recul important et grave pour les droits des salariés que
constitue la disposition relative à la répartition de la durée du travail qui ne nécessiterait plus l’accord du salarié et ne constituerait plus une modification du contrat de travail. C’est non
seulement une remise en cause du contrat de travail, mais également une atteinte à la vie privée. De plus, qu’en est-il du salaire, que le salarié soit en période haute ou en période basse ? La
proposition de loi ne le dit pas.
Pour Didier Porte, en l'état, en cas de refus, le salarié est licencié pour cause économique ; avec
cette mesure, si le salarié refuse, on entre dans un régime disciplinaire avec sanction à la clef.
Le rapporteur s’est dit surpris d’une telle conséquence de cet article de loi dont le retrait est demandé,
entre autres, par FO.
Didier Porte reconnaît que cette proposition de loi a le mérite de mettre le doigt sur une zone de
non-droit : l’absence de rémunération ou d’indemnisation de la période de préavis du salarié licencié pour inaptitude d’origine non professionnelle. Il y a effectivement un problème de couverture
de ces salariés.
Mais la proposition de loi résout le problème en supprimant purement et simplement la période de préavis ! C'est pourquoi FO demande la création d’une
indemnité compensant l’absence de l’exécution du préavis, comme cela existe pour les salariés licenciés pour inaptitude d’origine professionnelle.
Annulation des infractions
Parmi les 94 articles de cette proposition de loi, surgit une mesure qui « étend à toutes les infractions aux règles du droit du travail passibles d’une peine
d’amende inférieure ou égale à 7 500 euros, l’obligation faite aux inspecteurs du travail de communiquer à l’employeur les procès-verbaux constatant ces infractions dans le délai d’1 mois ».
Relevant que l’employeur mis en cause ne reçoit pas de copie du procès-verbal, exception faite du cas des infractions à la durée du travail, le Député fait valoir que ces PV peuvent servir de
fondement à des sanctions civiles. Or, une sanction civile (ou pénale) est toujours prononcée par un tribunal à l’issue d’une procédure contradictoire où l’employeur mis en cause a accès à
l’ensemble du dossier.
Enfin, pourquoi ce délai fantaisiste d’un mois, intenable dans la pratique, sachant que l’inspection du travail est en pénurie d’effectif (2 190 inspecteurs et contrôleurs du travail pour 1,8
million d’entreprises et 18 millions de salariés) et qu’elle travaille déjà en flux tendu ? Si hors délai il y a, l’infraction constatée serait-elle alors automatiquement annulée
?
Par SNPF - CGT
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Samedi 15 octobre 2011
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09:56
Le 11 août dernier, les Ministres de l’Intérieur et du Travail publiaient un arrêté listant 14 métiers accessibles « sans opposition de la situation de l’emploi » aux salariés
étrangers issus de pays tiers à l’Union européenne.
Cette liste a été décidée sans aucune concertation avec les partenaires sociaux. Lors de l’élaboration des précédents textes en octobre 2007, une concertation avait au moins été organisée.
Cette liste hétéroclite, dressée de manière totalement arbitraire, ne correspond même pas aux métiers réellement en situation de pénurie de main d’œuvre dans les différents bassins d’emploi.
Conjuguée à la circulaire du 31 mai 2011, elle conduit dans les faits à empêcher l’accès au marché du travail des étudiants étrangers diplômés qui le souhaitent et la poursuite du travail des
salariés migrants en voie de régularisation.
Par sa délibération du 10 octobre 2011, le Bureau confédéral de la CGT a donc décidé d’attaquer l’arrêté du 11 août 2011 devant le Conseil d’Etat.
Montreuil, le 14 octobre 2011
Par SNPF - CGT
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