Actualité

Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 17:04

Mise en place du nouveau conseil d’administration de la CNAV le 04 novembre 2011

La CGT n’a pas pris part au vote pour l’élection du président du nouveau conseil d’administration mis en place le 4 novembre, en expliquant sa position de façon transparente.

La délégation CGT a rappelé son désaccord avec le mode de scrutin actuel qui s’effectue par tête, collèges des salariés et des employeurs confondus. Le vote par collège devrait être la règle. Nous considérons qu’une présidence revenant aux organisations syndicales de salariés doit être discutée et validée entre elles, sans interférence de la partie patronale, et vice versa, bien évidemment.

Par ailleurs, l’application logique du principe de la représentativité doit amener à une répartition plus équilibrée des responsabilités, cela n’est pas le cas aujourd’hui. La CGT, première organisation syndicale, ne préside aucune caisse. Sa candidature à la présidence de l’ARRCO vient notamment d’être écartée au profit d’un candidat FO.

Concernant la présidence de la CNAV, la CGT a estimé ne pouvoir soutenir ni la candidature présentée par Force Ouvrière dont il faut relever à la fois l’opposition systématique à l’action syndicale commune, en particulier dans la mobilisation sur les retraites et le manque de cohérence des positions vis-à-vis de la retraite, ni celle de la CGC en raison des profondes ambiguïtés de cette organisation concernant le régime général.

La CGT a par ailleurs souligné, à cette occasion, la dégradation de la situation des salariés et des retraités, en raison des effets de la crise qui vient encore aggraver les conséquences des réformes successives des régimes de retraite.

A entendre les prophètes libéraux, la solution à la crise passerait avant tout par une nouvelle étape de diminution tant des pensions actuellement versées que des droits des futurs retraités.

Alors que cette crise résulte justement d’années de recul de la part des salaires dans la valeur ajoutée et de pressions sans précédent sur les activités de production au profit d’une spéculation financière aux effets désastreux, en particulier pour le financement de la protection sociale !

La CGT entend bien prendre toute sa place pour que la Sécurité sociale et la branche retraite, jouent pleinement leur rôle, afin d’assurer une retraite de qualité à toutes et tous et que soit maintenu notre système de retraite solidaire. Elle veillera notamment à ce que le débat en vue d’une réforme systémique ne soit pas tronqué car ce n’est pas seulement un changement de système qui solutionnerait les besoins de financements incontournables de nos régimes. La CGT continuera à apporter sa contribution sur les droits à retraite des jeunes, sur l’égalité femmes / hommes, sur les minima de pension et pour une véritable reconnaissance de l’exposition à la pénibilité.

Montreuil, le 9 novembre 2011

 

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 18:36

A l’occasion du renouvellement des Conseils d’administration des caisses de Sécurité Sociale (branches Famille, Vieillesse et Recouvrement) pour une mandature de 5 ans, la CGT a confirmé sa volonté de s’impliquer pleinement dans la gestion des organismes.

Pierre-Yves Chanu, Administrateur CGT de l’ACOSS depuis 2001, dont les savoirs et savoir-faire sont reconnus bien au-delà de la seule CGT, a été réélu Vice-président de l’ACOSS. Cet organisme est au cœur de la bataille de la réforme de financement de la Sécurité Sociale que préconise la CGT.

Ce financement est une question fondamentale et urgente et doit être le contre-pied aux plans d’austérité contre les salariés.

Mieux défendre les intérêts des assurés sociaux, des familles et des retraités s’inscrit et s’inscrira toujours dans la détermination de notre organisation qui ambitionne une Sécurité Sociale solidaire adaptée au niveau des besoins du 21ème siècle.

Montreuil, le 27 octobre 2011

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 18:35

La dernière séance de négociation consacrée au « groupement d’employeurs » s’est conclue sur un constat d’échec .En effet, les organisations syndicales ont rejeté unanimement le projet d’accord du patronat.

La négociation a été biaisée dès le départ en raison de son contexte particulier : le législateur a voté en juillet dernier une loi libéralisant la création des groupements d’employeurs et avait concédé la possibilité de déroger à cette loi par un accord national interprofessionnel conclu avant fin octobre. Or, la loi reprenait, au mot près, les mesures souhaitées par le patronat en particulier la suppression de l’interdiction d’appartenir à plus de deux groupements d’employeurs, la suppression de l’obligation pour les entreprises de plus de 300 salariés de conclure un accord collectif pour pouvoir adhérer à un groupement d’employeurs, la possibilité d’aménager la responsabilité solidaire entre membres du groupement pour les dettes sociales.

Le patronat, non content de ne pas revenir sur ces trois points, jugés par l’ensemble des organisations syndicales comme devant être corrigés, voulait, en plus, profiter de cette négociation pour créer un nouveau cas de recours au CDD. Il souhaitait pouvoir recruter les salariés en CDD « lors de l’année de création du groupement d’employeurs ou lorsque l’organisation de l’activité n’est pas encore consolidée, avant transformation en CDI ».

L’intransigeance du patronat a conduit à l’échec de cette négociation. La démonstration est faite que lorsque le Medef obtient par la loi la déréglementation du travail, il méprise le dialogue social.

C’est d’autant plus regrettable que la situation des salariés mis à disposition dans les groupement d’employeurs est difficile et créée une insécurité en terme d’emploi : de trop nombreux CDD et temps partiel, des modifications constantes en terme de mobilité géographique et d’horaires de travail, une non-reconnaissance des qualifications et peu d’espoir en terme de déroulement de carrière. L’urgence était donc de sécuriser la situation de ces salariés et non de l’aggraver comme le fait la loi.

Tout au long de ces négociations la CGT avait émis des propositions concernant les droits des salariés pour empêcher qu’ils ne soient considérés comme un vivier corvéable à merci pour les entreprises utilisatrices et pour leur assurer un parcours professionnel digne.

Les négociations n’ayant pas abouti, la loi votée va s’appliquer intégralement et risque de dénaturer cette forme d’emploi.

La CGT sera vigilante et mettra en œuvre toutes les actions possibles pour que les groupements d’employeurs ne deviennent pas un intérim low cost.

Montreuil, 28 octobre 2011

 

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 20:40

Les rodomontades du Président ne trompent personne. Les décisions du Sommet du 26 octobre, loin de sauver l’Europe et la France, enfoncent un peu plus le continent dans l’impasse.

On ne desserre pas l’étau de la dette. On continue d’alimenter les marchés financiers, on les alimente par de nouveaux endettements. Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) au lieu de servir de pare-feu va nourrir l’incendie.

Tout le continent est mis à l’heure de l’austérité au risque d’aggraver la récession qui s’annonce. Les pays seront de moins en moins à même de faire face au poids de la dette. La crise financière va être relancée par les perspectives de faible croissance.
Aucun moyen nouveau n’est dégagé pour soutenir l’activité. La recapitalisation des banques n’est pas le problème. Les gouvernements demandent aux banques d’enregistrer une partie des pertes sur la dette grecque. Mais on ne leur demande pas de financer l’activité économique, ce qui serait leur rôle.
Ainsi, le jour même où les chiffres du chômage battent un nouveau record les cours de la Bourse s’envolent !
Le Président de la République annonce un nouveau plan d’austérité de l’ordre de 8 milliards. Sa mise en œuvre est confiée à François Fillon qui répète sans arrêt au mépris de la réalité, que « les Français vivent au dessus de leurs moyens ». De nouvelles amputations du pouvoir d’achat sont à l’ordre du jour concernant les allocations, minima sociaux et remboursements de la Sécurité sociale. Une augmentation de la TVA est clairement à l’ordre du jour. C’est pourtant l’impôt le plus injuste puisqu’il est identique sur la consommation des riches et des pauvres. Les fonctionnaires continuent d’être présentés comme des « budgétivores ».

C’est l’austérité au goutte à goutte. D’abord la réforme des retraites, ensuite la mise au régime sec des services publics, puis la réduction des indemnités journalières, le prélèvement sur les mutuelles, l’augmentation de la CSG sur les salaires… Faute de pouvoir présenter l’addition en une seule fois, le gouvernement la découpe en tranches qui se succèdent de plus en plus vite.

Nicolas Sarkozy ne masque pas son intention de relayer la revendication du patronat de bouleverser les modalités de financement de la Sécurité sociale au nom de la compétitivité des entreprises et pour mettre un terme "à l’assistanat". C’est un pilier essentiel du contrat social qui est menacé.
Dans la philosophie présidentielle les entreprises sont exonérées de toutes responsabilités, ce qui est un comble.
Cerise sur le gâteau, les gouvernements prétendent imposer la fameuse « règle d’or » qui privera tous les pays, en corsetant les dépenses publiques, d’un levier décisif de politique économique. Au lieu « d’encadrer les marchés financiers », les gouvernements européens sont en train de « limiter la démocratie » !

La CGT réaffirme ses dix exigences pour une autre répartition des richesses créées :

- 1 Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux.
- 2 Contrôler les aides publiques aux entreprises
- 3 Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
- 4 Supprimer des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
- 5 Stopper les suppressions d’emplois
- 6 Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
- 7 Réformer la fiscalité en profondeur
- 8 Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour
- 9 Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.
- 10 Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique

Plus que jamais, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités et demandeurs d’emploi à s’organiser dans la CGT et à se mobiliser pour faire prendre en compte leurs revendications légitimes.

Montreuil, le 28 octobre 2011

 

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 20:38

La dernière séance de négociation consacrée au « groupement d’employeurs » s’est conclue sur un constat d’échec .En effet, les organisations syndicales ont rejeté unanimement le projet d’accord du patronat.

La négociation a été biaisée dès le départ en raison de son contexte particulier : le législateur a voté en juillet dernier une loi libéralisant la création des groupements d’employeurs et avait concédé la possibilité de déroger à cette loi par un accord national interprofessionnel conclu avant fin octobre. Or, la loi reprenait, au mot près, les mesures souhaitées par le patronat en particulier la suppression de l’interdiction d’appartenir à plus de deux groupements d’employeurs, la suppression de l’obligation pour les entreprises de plus de 300 salariés de conclure un accord collectif pour pouvoir adhérer à un groupement d’employeurs, la possibilité d’aménager la responsabilité solidaire entre membres du groupement pour les dettes sociales.

Le patronat, non content de ne pas revenir sur ces trois points, jugés par l’ensemble des organisations syndicales comme devant être corrigés, voulait, en plus, profiter de cette négociation pour créer un nouveau cas de recours au CDD. Il souhaitait pouvoir recruter les salariés en CDD « lors de l’année de création du groupement d’employeurs ou lorsque l’organisation de l’activité n’est pas encore consolidée, avant transformation en CDI ».

L’intransigeance du patronat a conduit à l’échec de cette négociation. La démonstration est faite que lorsque le Medef obtient par la loi la déréglementation du travail, il méprise le dialogue social.

C’est d’autant plus regrettable que la situation des salariés mis à disposition dans les groupement d’employeurs est difficile et créée une insécurité en terme d’emploi : de trop nombreux CDD et temps partiel, des modifications constantes en terme de mobilité géographique et d’horaires de travail, une non-reconnaissance des qualifications et peu d’espoir en terme de déroulement de carrière. L’urgence était donc de sécuriser la situation de ces salariés et non de l’aggraver comme le fait la loi.

Tout au long de ces négociations la CGT avait émis des propositions concernant les droits des salariés pour empêcher qu’ils ne soient considérés comme un vivier corvéable à merci pour les entreprises utilisatrices et pour leur assurer un parcours professionnel digne.

Les négociations n’ayant pas abouti, la loi votée va s’appliquer intégralement et risque de dénaturer cette forme d’emploi.

La CGT sera vigilante et mettra en œuvre toutes les actions possibles pour que les groupements d’employeurs ne deviennent pas un intérim low cost.

Montreuil, 28 octobre 2011

 

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés