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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 19:13

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT a adressé ce jour un courrier de solidarité aux syndicats portugais, pour la journée nationale de mobilisation et de grève du 24 novembre.

- M. Joao PROENÇA, Secrétaire général, UGT-P
- Copie à M. Joao DE DEUS GOMES PIRES, Président, UGT-P
- M. Manuel CARVALHO DA SILVA, Secrétaire général, CGTP-In
- Copie à : Mme Graciete CRUZ, Secrétaire aux relations internationales, CGTP-In

Montreuil, le 24 novembre 2011

Cher collègue et ami,

Au nom de la CGT de France et de tous ses adhérents, je tiens à vous adresser tous nos vœux de succès pour la journée de mobilisation et de grève que vous organisez ce jour, 24 novembre 2011.

Le programme d’austérité du gouvernement PSD/CDS a conduit le pays dans une récession sans précédent, menant inexorablement les salariés vers plus d’exploitation et de pauvreté. Ce programme imposé par la troïka est identique à celui déjà mis en œuvre en Grèce, et force est de constater que les résultats sont catastrophiques. Tous ces sacrifices sont inacceptables, d’autant plus que, comme dans les autres pays européens, les salariés ne sont en rien responsables de la crise que traversent nos économies.

Dans notre pays aussi, le gouvernement vient d’adopter un train de mesures d’austérité, visant à réduire nos déficits publics pour satisfaire aux exigences des marchés financiers et réussir à conserver le fameux « triple A ». Mais nous pensons que ces mesures vont totalement à l’encontre des intérêts des salariés, déjà très éprouvés par la crise. La CGT a élaboré une liste de dix exigences que nous devons traduire en revendications pour tous les salariés, parmi lesquelles : la revalorisation des salaires, des pensions et des minima sociaux, une réforme en profondeur de la fiscalité, la taxation des mouvements spéculatifs de capitaux et la création d’un fond européen de solidarité sociale et de développement économique.

Nous nous associons totalement à votre journée d’action, en espérant que votre gouvernement entendra raison. Votre combat s’inscrit dans la dynamique qui anime le mouvement syndical aujourd’hui en Europe.

Je vous prie de bien vouloir transmettre toute notre solidarité à l’ensemble des salariés portugais.

Meilleures salutations syndicales,

Bernard THIBAULT
Secrétaire général de la CGT

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 19:12

En première lecture, le Sénat avait considérablement modifié le projet de loi de financement de la sécurité sociale voté à l’assemblée nationale, notamment en prévoyant l’ajout de 5 milliards d’euros de recettes et en supprimant les mesures socialement les plus injustes.

Le gouvernement, soutenu en cela par les députés UMP, ont fait le choix de supprimer toutes les avancées obtenues par le Sénat, préférant se priver de mesures de financement pérenne et reposant sur le principe d’une meilleure répartition des richesses au bénéfice de mesures insuffisantes. Mais surtout, ces mesures portent essentiellement sur les ménages et les salariés, à l’image du gel des prestations familiales, de l’accélération de la contre-réforme des retraites et de la hausse de la CSG.

Le Sénat, en adoptant une motion soumise à l’Assemblée Nationale, et rejetant de fait le PLFSS, a envoyé un signal fort au gouvernement, lui signifiant qu’il refusait les mesures de rigueur qu’il comporte.

Sans aucune illusion sur le prochain vote de l’Assemblée Nationale, La CGT se félicite toutefois de la décision de la majorité des sénatrices et sénateurs, qui renvoie aux députes de la majorité présidentielle, la responsabilité d’engager un plan de rigueur sociale pouvant conduire à terme à une véritable récession et pour le moins à la poursuite de la politique d’affaiblissement de la sécurité sociale, tournant ainsi le dos au programme national de la résistance.

La CGT affirme que d’autres choix sont possibles pour le financement de la Protection Sociale, et appelle les salariés à participer massivement aux manifestations et rassemblements interprofessionnels le 13 décembre 2011 organisés par l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires.

Montreuil, le 24 novembre 2011

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 19:11

Deux décisions du Comité de la Liberté Syndicale de l’OIT, l’une portant sur la représentativité, l’autre sur les réquisitions de salariés grévistes, viennent de conforter les positions de la CGT. Le Comité de la Liberté Syndicale est une instance tripartite chargée de juger les éventuelles infractions des gouvernements aux conventions 87 (libertés syndicales) et 98 (négociations collectives), composée en nombre égal de représentants des travailleurs, des employeurs et des gouvernements issus des 183 pays membres de l’OIT.

1. Avis du comité sur la représentativité

Ainsi, dans le cas de la représentativité, les deux grands principes posés par la loi du 20 août 2008 et donc de la position commune, sont reconnus comme conformes aux normes internationales du travail. Ainsi, l’établissement de seuils de représentativité ouvrant le droit à la conduite de la négociation collective au niveau des entreprises, des branches ou au plan interprofessionnel, de même que la définition d’un seuil (30 % des suffrages) pour valider les accords collectifs, sont conformes aux conventions de l’OIT (paragraphes 927 à 929, 933 et 958 à 961 des conclusions).

Globalement, le Comité de la Liberté Syndicale renvoie dans sa recommandation l’appréciation sur l’opportunité d’éventuelles améliorations de la loi à une instance française, en l’occurrence le Haut Conseil du Dialogue Social, qui doit rendre en 2013, à l’issue du premier cycle électoral depuis l’entrée en vigueur de la loi, un avis sur les résultats de la mesure d’audience des organisations syndicales. Le Comité propose notamment que des discussions s’ouvrent, au sein du HCDS, sur la question du choix du délégué syndical ou encore sur la fréquence des élections (et donc la durée des mandats) mesurant la représentativité. La CGT s’inscrit pleinement dans cette démarche d’amélioration de la loi ; nous continuons d’ailleurs de revendiquer une validation majoritaire des accords, le retour à un mandat de 2 ans et la mise en place de la représentativité patronale.

Cette recommandation illustre d’une certaine manière que le Comité de la Liberté Syndicale considère que les différences d’appréciation sur la loi du 20 août ne sauraient être arbitrées au niveau de l’Organisation Internationale du Travail et qu’elles ne peuvent s’harmoniser qu’au niveau français, dans le cadre des instances et des procédures existantes.

2. Avis du comité sur les réquisitions

Pendant le mouvement sur les retraites de l’automne 2010, le droit de grève a été menacé par les possibilités de réquisitions ouvertes par l’article L. 2215-1 du Code Général des collectivités territoriales. En effet, les salariés grévistes de différents établissements pétroliers ont été contraints, par arrêté préfectoral, à reprendre le travail sous peine d’une sanction pénale !

Pour faire sanctionner ces actes qui nous paraissaient violer les conventions 87 et 98, la CGT a déposé une plainte devant le Comité de la Liberté Syndicale en février 2011. Dans son avis adopté par le CA de l’OIT le 17 novembre dernier, le Comité condamne les pratiques du gouvernement. Ainsi, il demande à la France d’encadrer fortement sa procédure de réquisition en mettant en place une concertation avec les représentants patronaux et des travailleurs et en faisant trancher les éventuels désaccords par une autorité indépendante. Cela signifie que les préfets n’auront plus l’occasion de prendre unilatéralement des arrêtés de réquisitions dans les secteurs non essentiels, c’est-à-dire les services dont l’interruption ne met pas en danger, dans l’ensemble ou dans une partie de la population, la vie, la santé ou la sécurité de la personne.

Cette décision porte un coup d’arrêt à toute utilisation discrétionnaire des réquisitions dans les secteurs non essentiels. L’absence de concertation fut une constante dans le dossier de la réforme des retraites. C’est finalement l’OIT qui rappelle au gouvernement français que le dialogue social ne peut pas être ainsi ignoré mais doit permettre aux acteurs concernés de trouver des solutions adaptées.

La restriction des possibilités de réquisitionner est donc une grande victoire syndicale, acquise par la CGT à l’occasion de sa première démarche de plainte devant l’OIT.

Montreuil, le 24 novembre 2011

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 18:07

Devant les députés UMP, François Fillon s’est dit mardi prêt à renoncer à l’instauration d’un quatrième jour de carence pour les arrêts-maladie des salariés du secteur privé à condition que soit trouvée une autre mesure permettant la même économie.

L’annonce de la mise en place de ce jour de carence supplémentaire en cas d’arrêt maladie pour les salariés du privé et l’instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires avait déclenché l’ire des organisations syndicales. ainsi dans leur communiqué commun vendredi 18 novembre, CGT, CFDT, FSU, UNSA et Solidaires avaient pointé qu’après "la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres."

C’est donc un premier recul du gouvernement, mais pour autant, l’exécutif et sa majorité entendent bien réaliser par d’autres mesures les quelques 200 millions d’euros d’économies escomptées. En outre, François Fillon ne renonce pas à instaurer un jour de carence pour les fonctionnaires qui dégagerait 120 millions d’euros d’économies.

Au plus bas dans les sondages et en échec complet sur sa politique sociale, le président Sarkozy et son gouvernement usent et abusent de la stigmatisation et des oppositions. C’est ainsi qu’il justifie la le flicage des assurés sociaux soupçonnés de fraude sociale en évitant soigneusement de combattre la fraude massive des entreprises. De même, il pénalise les fonctionnaires en prétendant que l’instauration d’un délai de carence serait une mesure de justice sociale.

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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 10:55

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, dénoncent fermement les plans d’austérité et de rigueur décidés et imposés par le gouvernement.

L’austérité en France et en Europe n’est pas la solution à la crise. Au contraire, elle risque d’entraîner la récession.

Le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales. Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales

Après la taxe sur les complémentaires, les déremboursements, l’instauration de forfaits et franchises, les ponctions sur le budget de l’assurance maladie, la diminution des prestations sociales, le gouvernement s’en prend aux salariés malades, potentiellement « fraudeurs » et « responsables des déficits publics », en instaurant un jour de carence de plus dans le privé et un dans la Fonction publique et en tentant d’opposer les uns aux autres.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA décident d’agir ensemble pour s’opposer à ces mesures et obtenir d’autres solutions. Avec un appel commun, elles s’adresseront aux salariés pour interpeller le gouvernement, les élus et les responsables d’entreprises dans la période du 1er au 15 décembre. Dans ce cadre, le 13 décembre sera un temps fort de mobilisations interprofessionnelles, notamment avec des rassemblements.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se retrouveront rapidement après le 15 décembre, afin d’en tirer le bilan et d’envisager, ensemble, de nouvelles initiatives en janvier.

Montreuil, le 18 novembre 2011

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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