Actualité

Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 10:23

En janvier 2007 Nicolas Sarkozy déclarait : « Ma République c’est celle du droit opposable au logement, parce que si l’on pense que la politique ne peut rien faire pour résoudre en 10 ans la crise du logement en construisant les 700 000 logements qui manquent, alors il ne faut pas faire de politique ... »

Cinq ans après le vote de la loi DALO (Droit au Logement Opposable), le dernier rapport du comité de suivi vient de révéler que le mal logement s’aggrave d’année en année. Le nombre de décisions de relogement et d’hébergement de ménages prioritaires prononcés par les tribunaux administratifs qui n’étaient pas appliquées à la fin juin 2011 atteint les 27500 sur toute la France dont 85% en Ile de France. C’est 5000 de plus que l’année précédente. Parallèlement les recours visant à obtenir une place en hébergement se multiplient dans un grand nombre de départements, signe d’une crise humanitaire. Ils représentent aujourd’hui 15% des recours contre 7% en 2008.

Aujourd’hui la CGT déplore que le droit au logement opposable relève plus de l’affichage politique que d’une réelle volonté de mise en oeuvre. Les politiques publiques de défiscalisation ont favorisé les projets immobiliers trop chers et trop mal placés ; tandis que l’État réduit son soutien au logement social.

Au mythe du "tout propriétaire" cher au Président Sarkozy, dont la réalité est bien peu reluisante, 9 français sur 10 optent pour une France des biens logés.

Le logement est un droit fondamental, un besoin essentiel pour tous. La CGT revendique :

- un accompagnement social pour les bénéficiaires du DALO ;
- l’arrêt des expulsions massives, des expulsions sans relogement ;
- la revalorisation des aides au logement ;
- la baisse et la régulation des loyers ;
- l’instauration d’un « bouclier social » afin de limiter à la quittance (loyer plus charges) à 20% des revenus d’un ménage ;
- une politique de construction massive de 500 000 logements annuels dont 200 000 sociaux.

Au motif de la dette, le gouvernement choisit de faire subir aux plus modestes une cure d’austérité tant injuste qu’économiquement inefficace.

La hausse du taux réduit de TVA à 7%, contre 5,5% précédemment, amputera les capacités de construction et d’entretien tant pour les bailleurs sociaux que pour les particuliers. Par ailleurs, le plafonnement à 1% de la hausse de l’aide personnalisée au logement, qui vient d’être rejeté par le Conseil National de l’Habitat, porte atteinte au pouvoir d’achat des plus démunis et à leur capacité de faire face à leurs dépenses de logement.

Pour le droit au logement pour tous et au vivre ensemble, la riposte s’organise. La plate-forme des mouvements sociaux pour le logement participera aux côtés de la CGT, la CFDT, la FSU, de l’UNSA, de Solidaires aux rassemblements et manifestations organisés dans le cadre de la journée nationale d’action unitaire le 13 décembre.

Montreuil, le 2 décembre 2011

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 10:22

La Cgt appelle les salariés à se mobiliser dès le 13 décembre

Dans son discours prononcé à Toulon hier, Nicolas Sarkozy a annoncé un somment réunissant syndicats et employeurs sur l’emploi en janvier.

Le cadre dans lequel s’inscrit cette annonce est limpide. Il tente de sauver une construction financiaro-économique qui apparaît à bout de souffle. Sa dénonciation de la financiarisation ne s’accompagne d’aucune critique des stratégies des banques. Au contraire, il dédouane banquiers et assureurs, avoue son impuissance à modifier le rôle de la Banque Centrale Européenne.

La question d’un partage plus juste et plus efficace des richesses n’est pas posée. Le cœur du système est protégé. Les détenteurs de capitaux peuvent dormir tranquilles.

Loin de répondre à l’aspiration commune d’une Europe sociale défendue par les syndicats européens, Nicolas Sarkozy préconise plus de discipline budgétaire, c’est-à-dire plus d’austérité pour les peuples pendant que les marchés et la spéculation continuent de dicter leur loi.

Ainsi, après avoir brocardé une nouvelle fois les 35 heures et la retraite à 60 ans devant une salle acquise à sa cause, le président de la République a demandé à nouveau des « efforts » aux salariés. Le président de la République prône « la levée des tabous qui freinent la compétitivité des entreprises françaises ».

En fait, à l’image des autres gouvernements européens qui s’efforcent de laminer les droits et conventions collectives qui protègent les salariés, le président de la République entend convoquer les syndicats en janvier pour imposer une nouvelle phase de déréglementation sociale.

Ainsi, le MEDEF préconise un transfert de 80 milliards de cotisations sociales sur le contribuable et le consommateur. Le discours présidentiel marque un assentiment à ce nouvel allègement massif du « coût du travail » au profit des actionnaires.

Parallèlement, le MEDEF revendique « la fin de la durée légale du temps de travail ». L’affirmation du président de la République indiquant « il vaut mieux travailler plus que de gagner moins » sonne comme un accord avec les revendications patronales.

A l’évidence, en l’absence de mobilisation forte des salariés, ce sont les revendications patronales qui seront au menu des discussions.

Il faut agir. C’est pourquoi la CGT appelle ses organisations à renforcer la préparation unitaire de la journée d’action du 13 décembre pour que les salariés se fassent entendre des décideurs par des rassemblements et des manifestations.

Montreuil, le 2 décembre 2011

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 08:02

FO dénonce le tour de passe-passe gouvernemental qui a consisté à abandonner le quatrième jour de carence contre la baisse des indemnités journalières pour les salariés qui touchent 1,8 SMIC!

Cette mesure électoraliste montre une nouvelle fois l'offensive récurrente du gouvernement sur la santé des salariés.

FO dénonce le caractère injuste et inégalitaire de cette mesure dont le seul objet est de faire des économies sur le dos des salariés.

Au-delà de cette injustice manifeste se profile une remise en cause des principes fondateurs de la sécurité sociale et en particulier «chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins».

Cette proposition n'est pas anodine, la volonté du gouvernement est de profiter de la crise pour remettre en cause la protection sociale et son financement.

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:59

Xavier Bertrand prépare le terrain en annonçant, avant leur publication, que les chiffres du chômage du mois d’octobre ne seront pas bons. Il tente ainsi d’éviter la mise en accusation de la politique économique du gouvernement, que ces chiffres révèlent. Le gouvernement n’aura même pas été capable d’atteindre l’objectif peu ambitieux qu’il s’était donné en faisant baisser pour la fin de l’année le niveau du chômage sous la barre de 9% de la population active.

Cela fait des mois que la CGT interroge le gouvernement sur les moyens par lesquels il comptait atteindre cet objectif, la question ne se pose plus. Malheureusement, les craintes et critiques de la CGT se confirment : la situation de l’emploi est excessivement tendue, la crise ne cesse de s’amplifier, l’austérité mise en place par le gouvernement ne fait qu’accentuer les inégalités, accroître la pauvreté et enfoncer notre pays dans un risque de récession majeur.

5 % de chômeurs en plus en une année, c’est le résultat de la politique économique et sociale de ce gouvernement, du patronat dans notre pays.

La responsabilité du gouvernement engagée au plan économique est encore plus forte au plan social. Comment comprendre qu’au lieu d’empêcher que l’emploi soit la principale variable d’ajustement de la crise, le gouvernement encourage tous les nouveaux modes de ruptures très flexibles, comme les ruptures conventionnelles et les plans de départ volontaires, qui permettent aux entreprises de se dégager, à très bon compte et dans l’anonymat le plus total, de leurs salariés ? Il est urgent que l’Etat suspende ces dispositifs, assume ses responsabilités et ouvre de véritables négociations, pour permettre à tous les salariés de bénéficier d’une sécurité sociale professionnelle.

Encore une fois, face a l’échec avéré des politiques de l’emploi du gouvernement, la CGT réitère avec force :
- élaboration d’une véritable politique industrielle, suppression de la RGPP
- l’augmentation des salaires pour relancer la consommation et donc l’économie,
- de conditionner les milliards d’aides publiques à l’obligation de créer des emploi,
- de supprimer les heures supplémentaires défiscalisées qui sont un frein à l’embauche.

Pour se faire entendre et revendiquer une autre politique, la CGT appelle tous et toutes, salariés, chômeurs et précaires à participer massivement aux rassemblements et manifestations prévus dans les territoires le mardi 13 décembre 2011.

Montreuil, le 29 novembre 2011

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:56

Le gouvernement mis en difficulté sur son projet de diminution des indemnités journalières liées aux arrêts maladie, sort aujourd’hui un troisième projet. L’instauration d’un plafonnement des compensations de salaire introduit ainsi au sein de l’Assurance maladie une différence de traitement entre les assurés sociaux. Ce sont à nouveau les salariés qui sont pénalisés, contrairement à ce qui est avancé. Pour la CGT, ce texte est aussi inacceptable que les deux précédents.

La CGT rappelle que les salariés s’assurent en cotisant à hauteur de 8,25 % de leur salaire, pour couvrir leur risque de maladie. A ce titre, ils sont en droit d’exiger d’être correctement couverts et d’être associés aux décisions les concernant.

A aucun moment, le gouvernement, le parlement n’ont demandé l’avis aux organisations syndicales. Pire, le matin même de la sortie de ce nouveau projet, les organisations syndicales de salariés et des employeurs siégeant à la CNAMTS devaient se prononcer sur le projet de décret sur le 4ème jour de carence, alors que le Premier ministre avait annoncé son retrait. A l’issue de cette réunion, nous apprenons par la presse, que le gouvernement et sa majorité parlementaire s’étaient entendus sur un nouveau projet.

Ces politiques qui décident seuls ignorent la réalité du monde du travail et méprisent ceux qui le font. La majorité des salariés ne s’arrête souvent qu’un ou deux jours, pour permettre le fonctionnement de leur service, n’étant pas remplacés pendant leur absence ; une réalité particulièrement vraie chez les nombreux fonctionnaires de l’éducation nationale et de la santé.

Pour les fonctionnaires et les salariés relevant des régimes spéciaux, l’instauration d’un jour de carence n’est rien d’autre que la diminution de leur rémunération puisque la couverture des prestations en espèce relève de leur employeur et de leur statut.

La réalité sur le coût des arrêts maladie repose essentiellement sur les arrêts longs de plus de 40 jours justifiés par des maladies graves.

La CGT, une des chevilles ouvrières de la création de la Sécurité sociale en France se permet de rappeler au Président de la République quelques fondements essentiels de la Sécurité sociale, lui qui y fait référence tout en les sabordant. Article premier de l’ordonnance de 1945 portant création de la Sécurité sociale : « Il est institué une organisation de la Sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain ». Autre fondement : la démocratie sociale c’est-à-dire la gestion des assurances sociales par les intéressés eux-mêmes. Depuis les ordonnances « Juppé » et l’instauration du PLFSS, la démocratie sociale est bafouée, le niveau de couverture sociale s’est fortement réduit et la situation des comptes s’est fortement dégradée.

Cette nouvelle attaque contre les salariés ne résoudra rien à la situation financière de l’Assurance maladie, cette nouvelle disposition ne rapportant que 150 millions d’euros d’économies alors que parallèlement les exonérations de cotisations des entreprises représentent plus de 30 milliards par an.

La CGT avec les salariés porteront le 13 décembre, l’exigence d’un plan de relance de l’économie orientée vers le bien-être humain.

Montreuil, le 30 novembre 2011

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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