Luttes

Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 09:59

lundi 26 septembre 2011, par Frédéric Dayan

Le tribunal des prud’hommes de Créteil à condamné l’entreprise ED qui avait licencié injustement en 2009 quatre salariés ayant refusé de travailler les dimanches matins.

Communiqué de la fédération CGT du Commerce et des Services

C’est une nouvelle victoire contre le travail du dimanche ainsi que pour la reconnaissance d’un véritable volontariat. Le droit de préserver sa vie familiale est ainsi reconnue aux salariés de ED à Créteil injustement licenciés pour motif « d’insubordination » alors qu’ils refusaient les modifications de leur contrat de travail. Ed devra verser à chacun d’eux 40 000 euros de dommages et intérêts.

Après Auchan Perpignan, Cora à Ales et la lutte des salariés ED à Albertville qui en sera à son 100ème dimanche de grève, la CGT réaffirme son opposition au travail du dimanche imposé.

La Loi Maillé et les dérives qu’elle entraine n’a fait que rajouter des dérogations aux dérogations déjà existantes et à ouvert la voie aux commerces de la grande distribution pour enfreindre la Loi.

Deux ans après le vote de la Loi maillé aucun véritable bilan n’a été tiré des conséquences de son application. La fédération CGT commerce et services demande l’ouverture d’un débat national sur le travail du dimanche et l’ouverture de négociations salariales dans les branches.

La CGT commerce et services appelle les salariés à se mobiliser le 11 octobre journée nationale d’action interprofessionnelle.

 

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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 09:11

Le Tribunal de Grande Instance a rendu son jugement ce matin.

Il a débouté le Comité d’entreprise de ses demandes d’annulation de la procédure d’information et de consultation et du Plan de Sauvegarde de l’Emploi.

Cette décision est critiquable dans la mesure où elle n’apporte pas de réponse précise aux critiques fondées que nous avons formulées. Nous continuons de penser que la procédure d’information et de consultation du Comité d’Entreprise n’est pas une simple formalité et que les représentants des salariés doivent disposer d’informations précises leur permettant de se prononcer valablement et en toute connaissance de cause.

Nous avons donc d’ores et déjà décidé de faire appel de cette décision.

Cette décision ne constitue, en rien, un démenti aux affirmations des organisations syndicales quant à la rentabilité, et à l’efficacité économique de notre site.

Elle n’entrave pas non plus la poursuite de notre lutte et notre détermination pour le maintien de l’activité industrielle et la préservation de nos emplois.

L’action juridique n’est qu’un volet de notre lutte et un moyen de plus pour imposer le maintien d’une activité industrielle sur le site et des emplois.

Une autre partie de notre activité consiste à démontrer, de manière irréfutable, que la décision d’UNILEVER de fermer notre site est un véritable scandale, que les conditions existent pour poursuivre une activité, et maintenir l’emploi pour les 180 familles.

Nous avons, pour cela, avec le soutien des collectivités territoriales, initié une étude économique sur une solution alternatif afin d’évaluer précisément les conditions de sa rentabilité.

Un rapport d’étape a été remis par l’expert chargé de cette étude et sur lequel nous souhaitons pouvoir, avec les collectivités territoriales engagées à nos cotés, communiquer par voix de presse dès le début de la semaine prochaine.

Ce matin, par une note, la direction de Fralib a invité les salariés à prendre « sereinement » leurs vacances pendant les 3 semaines à venir. En assemblée générale, avec une grande majorité des salariés nous avons décidé de rester vigilants et mobilisés.

Nous avons pris les dispositions d’organisation afin de mettre « notre » usine sous surveillance.

Nous ne sommes pas dupes s’agissant des buts recherchés par la direction à travers cette communication et visant à nous éloigner du site, et à altérer notre vigilance et notre détermination.

Vous l’aurez compris, nous ne lâchons rien et nous continuons à lutter toujours avec la même détermination et la même volonté : contre la fermeture de l’usine, pour le maintien de l’emploi et la poursuite de l’activité.

ENCORE ET TOUJOURS :

CONTINUONS LE BOYCOTT DE LIPTON

NOUS NE LAISSERONS PAS PARTIR LE THE DE L’ELEPHANT DE PROVENCE

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 08:17

De fusions en rachats, d’externalisations en transformations en produits financiers, d’Alcatel à Nextira One, les méthodes des « nervis en col blanc » contre les salarié-e-s et plus particulièrement la CGT, n’ont pas tellement changé…Ou justement c’est pour pouvoir mieux poursuivre en toute tranquillité dans sa logique financière qui pénalise l’emploi, que la direction s’en prend aujourd’hui à nouveau à deux élus CGT…

Au départ il y a le géant ALCATEL qui œuvre dans la téléphonie, et ses filiales qui se font et se défont au gré des marchés financiers. Ainsi Paul MICHEL, jeune marseillais, embauché en CDD en 1977 par la maison mère est ensuite « basculé » en CDI sur Ferrer Auran.

En 1980 il participe à la première grève de défense de la sécurité sociale. Mal lui en prend : la sanction est immédiate : déplacements pendant un an au Tricastin, Sète et Sarrebourg…

Loin de le faire taire ça le conforte dans son combat et il devient élu CGT. La boite elle évolue, Ferrer Auran devient Thomson CSF, puis Alsthom/ Alcatel, puis Opus Alcatel, puis ARE qui cède une partie des salarié-e-s à Marine Consulting, puis Nextira One réseau Sud, puis Nextira One…le Monopoly de la téléphonie en quelque sorte.

Evidemment ses évolutions sont accompagnées de ce que les directions successives nomment pudiquement des plans sociaux et qui sont en fait des plans de licenciements auxquels les salarié-e-s et la CGT ripostent.

Les plans « sociaux » et les ripostes

-  1981/82 Ferrer-Auran :
2 plans visant à supprimer le service électrique Occupation de locaux Ferrer-Auran contre la fermeture du service électrique et l’Atelier entrainant les licenciements de 180 personnes. Assignation de la direction au TGI de Marseille pour « entrave au travail »

-  1996 Alcatel Fusion des réseaux Alcatel _ 600 Suppressions d’emploi. Occupation jour et nuit en plein mois de juillet des locaux Alcatel à Aubagne

-  1998 Dossier Marine _ 600 personnes transférées illégalement Occupation des locaux de l’agence de Marseille. Finalement la cour de cassation jugera ce transfert illégal et l’entreprise sera condamnée à verser 1 million d’euros à 640 salarié-e-s. Ce sera sa 3ème condamnation pour une externalisation qui est en fait un moyen de licencier à moindres frais…

-  1999 Deuxième « transfert »
300 personnes Nouvelle occupation des locaux Bd de Paris pendant 2 semaines.

-  2004 – Plan « social au noir », par des départs massifs sous forme de licenciements sur le la base de pseudo fautes : condamnation de Nextira One par le TGI de Lyon

-  2005 – Plan social Nextira One : 325 personnes concernées. Suite aux actions engagées devant les tribunaux, la direction a été contrainte de suspendre la procédure.

Et cela sans parler de toutes les actions menées à l’appel de la CGT pour les salaires, pour le refus des augmentations individuelles ou la dégradation des conditions de travail.

Une CGT qu’il faut faire taire à tous prix…

Dans ce contexte de bras de fer permanent qui dure depuis des décennies, les directions successives…au service des mêmes actionnaires ou de leurs cousins, en viennent à la conclusion qu’il faut faire taire cette empêcheuse de licencier en rond qu’est la CGT quelque soit le prix à payer et la légalité de la méthode. Leur volonté est d’autant plus farouche que malgré tous leurs efforts la CGT demeure première organisation syndicale et même se renforce. [1]

Pourtant la direction tente tous les moyens pour arriver à ses fins. Elle utilise ses plans de licenciements pour essayer de faire passer dans les charrettes qui se suivent un maximum de militants CGT. Comme le raconte déjà en 2004 Paul MICHEL « avant de céder cette filiale à l’Américain Nextira One en avril 2002, Alcatel a procédé à une réduction massive des effectifs, ramenés de 4 100 à 2 400 salariés en France. On a connu trois plans sociaux en 1996, 1997, 1998, puis un plan de départs « volontaires » en 2001. Chaque fois, systématiquement, la direction essayait de mettre le plus possible de délégués CGT dans la charrette. Les licenciements ont touché 9 % des salariés, mais 70 % des élus CGT ! Ils ont tous été refusés par l’inspection du travail, qui a établi le lien entre le licenciement et le mandat. » [2]. La riposte encore…

Quand les plans de licenciements collectifs ne suffisent on s’en prend individuellement à des délégués à qui on trouve des fautes. En tout ce n’est pas moins de 7 fois que l’entreprise sera condamnée pour discrimination syndicale envers des élus CGT !! Le cas le plus emblématique est sans doute celui de JP Ottaviani, délégué CGT, licencié pour « faute » et qui vient d’être réintégré en mai 2011 après 10 ans de procédure !!

Quand on dit à tous prix, c’est vraiment à tous prix. La CGT de l’entreprise avait révélé dans l’Humanité du 14 janvier 2004 l’existence « d’une " proposition d’intervention " rédigée pour leur direction régionale par le cabinet Alpway Conseil Ressources humaines. L’auteur du devis, le " consultant senior " Philippe Lecat, " résume ainsi la demande de Nextira One : la normalisation des relations avec les élus du personnel. " Il précise que " la réalisation de cet objectif s’illustrerait par une baisse des contentieux, une atmosphère plus détendue pendant les CE, et à court terme une désaffection de l’électorat CGT aux prochaines élections." Il s’engage à tout faire pour "Dénoncer la vacuité des actions de la CGT pour faire diminuer l’audience de la CGT ". »

Pour ce faire, il propose onze jours d’intervention au tarif de 1 250 euros HT la journée [pour étudier dans un premier temps] " le comportement de la CGT, l’impact de ce comportement sur la direction et le personnel ". » 

Evidemment la CGT ne s’est pas laissée faire et l’entreprise, ainsi que le directeur de l’époque et son consultant, ont été condamnés, le 2 septembre 2008, par un arrêt très étayé de la cour de cassation précisant entre autres « le chef d’entreprise et ses représentants ne doivent employer aucun moyen de pression en faveur ou à l’encontre d’une organisation syndicale quelconque »

…Pour pouvoir empêcher la lutte

Ces derniers mois les motifs de bataille de la CGT ne manquent pas. Citons pêle-mêle :

-  Action des salariés qui refusent d’être « repositionnés » a l’accueil téléphonique dénommé « welcome ». L’objet de cette crainte ? les salariés de ce service avaient auparavant fait l’objet d’externalisation
-  Action juridique et condamnation de Nextira One pour l’obliger à traduire ses logiciels en français
-  Action sur la question de l’amiante après le décès d’un salarié de Toulon et la reconnaissance de deux autres cas par le TAS [3] de Clermont Ferrand. Bien entendu la direction fait obstacle dans ce dossier sur l’action du CHSCT.
-  Procédure de droit d’alerte du CCE sur la situation financière de l’entreprise suite aux affirmations de la direction disant qu’on était à nouveau en « situation de plan social ». Le cabinet avec lequel travaillent les élus [4] a du, (on allait dire évidemment), faire appel avec le Comité central d’entreprise, aux tribunaux pour que la direction remette tous les documents demandés. En particulier ceux sur le LBO ce que les juges ont ordonné.

Car conclusion logique du Monopoly, l’entreprise est devenue un produit financier, un de ces fameux LBO qui sont le nouveau credo des mêmes financiers qui prônent la rigueur financière pour les peuples grecs ou français mais font pour eux-mêmes du recours à l’emprunt un moyen de s’enrichir. [5] s. Dans ce contexte d’actions soutenues et de remises en cause des choix de la direction cette dernière ne désarme pas et tente de passer en force. Le directeur des « relations sociales » (sic !) un certain M. Bigo s’en prend nommément aux élus, pratiquant l’insulte et l’anathème lors de nombres de réunions d’instances. Et les exemples ne manquent pas : menace d’agressions physiques contre un élu CGT, puis contre un élu CFDT, violences verbales qui ont servi de prétexte à une suspension générale de toutes les instances CE (sanctionnée par les inspecteurs du travail), mises en cause personnelles de tel ou tel élu…

Tout cela pour en fait contester l’existence même des élus et des instances normalement prévues pour le dialogue…social. Mais ce mot a jamais-t-il eu un sens chez ALCATEL, Nextira One et consorts ? Ainsi sont notamment visées : la suppression des comités d’établissements (la direction ira jusqu’à prétendre, avant de se rétracter, qu’une réunion CE coûte 10 000€ par jour !) et la suppression des instances DP (refusée par l’inspection du travail).

Le nouveau coup de force du 27 mai.

Le 27 mai dernier, lors d’une réunion de délégués, la direction a tenté un nouveau coup de force. Le M. Bigo en question, lors d’une discussion une nouvelle fois orageuse, essaie de créer un incident en glissant volontairement de sa chaise et en accusant deux délégués, Paul MICHEL et Francis BATTISTA, de l’avoir bousculé…Evidemment dans la foulée, la direction entame deux procédures de licenciements contre eux. La ficelle est grosse mais la direction espère obtenir l’autorisation de licenciement de ces deux salariés protégés.

La photo qui accuse

La ficelle est d’autant plus grosse que l’entreprise a un lourd passé en matière de tentative de licenciement des élus. Ainsi, pour illustrer l’article de 2004 déjà cité, l’Huma avait fait une photo de 9 élus CGT de l’époque. 7 ans après la photo parle d’elle-même pour qui sait ce qu’il est advenu des 9 élus : l’entreprise à essayé de se débarrasser de chacun d’eux !

 


Une nouvelle fois la CGT, de l’entreprise à l’union locale des quartiers nord de Marseille, où se trouve le siège de l’agence commerciale marseillaise (en pleine zone franche évidemment, pour un grand groupe il n’y a pas de petites économies !), ne s’est pas laissée faire : rassemblement, arrêt de travail...

L’Inspection du travail, pas dupe vient de refuser les deux licenciements. Bien sûr la direction fait appel. Nextira One devrait pourtant tirer leçon du passé et se dire qu’elle n’arrivera pas à ses fins…

On ne licencie pas une idée.

 

Post Scriptum :

* Expression empruntée à l’article de l’Huma cité ici.
Merci à Fanny Dumayrou, auteure de ce dernier, pour ses recherches photographiques.

[1] Aujourd’hui la CGT est le premier syndicat avec 34 % aux élections d’octobre 2010 où 6 organisations se présentaient. Il y a 2 collèges : le 2ème collège Etam et 3ème collège cadres, qui représentent respectivement 40% et 60% des effectifs. La CGT a obtenu 48% dans le 2ème collège et 30% dans le 3ème collège

[2] L’Humanité 14 janvier 2004

[3] Tribunal des Affaires Sociales

[4] Curieusement, alors que la CGT a fait appel au cabinet Syndex, la direction voudrait, elle, que les élus fassent appel à SECAFI autre cabinet connu et dont elle espère peut être des conclusions moins défavorables

[5] Le LBO ou leveraged buy-out, est le procédé qui consiste à l’acquisition par emprunt, d’une entreprise. L’emprunt est alors remboursé par des prélèvements sur la trésorerie de l’entreprise…avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur l’investissement et l’emploi.

 

(schéma tiré du site collectif-lbo)

L’affaire est d’autant plus juteuse que la société acheteuse (ou holding) créée pour l’occasion, formera avec la société achetée un groupe bénéficiant en France de facilités fiscales importantes comme par exemple la possibilité de déduire de la base d’imposition les intérêts d’emprunt.

Mardi 19 juillet 2011
par Charles Hoareau

 

 

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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 18:55

Pour une autre gouvernance économique européenne

La CFDT, la CGT, l’UNSA, membres de la Confédération européenne des syndicats (CES), s’inscrivent dans la journée de mobilisation et d’information européenne et nationale, du 21 juin prochain, décidée par la CES. Le but de cette journée est de réaffirmer, à la veille du Conseil européen du 24 juin, que nous sommes « Contre l’austérité et contre le type de gouvernance économique que l’Union européenne veut imposer aux travailleuses et aux travailleurs en Europe ». Le message des syndicats européens est clair : Gouverner l’Europe, c’est renforcer son modèle social et non l’attaquer.

Le 12ème congrès de la CES qui s’est tenu à Athènes du 16 au 19 mai dernier, a condamné fermement les décisions prises par les Etats membres et les institutions européennes en matière de gouvernance économique et, plus particulièrement le Pacte euro-plus. Ce dernier ouvre la porte à des attaques sur les salaires, la protection sociale et l’autonomie de négociation des partenaires sociaux.

La CFDT, la CGT, l’UNSA décident d’interpeller les autorités françaises et les eurodéputés français sur les risques que les orientations actuelles en matière de gouvernance économique font courir à la cohésion économique et sociale. Elles vont diffuser à cette occasion un tract aux salariés sur le territoire national et leurs organisations régionales seront présentes le 21 juin à Luxembourg.

Avec la CES, nous militons pour une gouvernance européenne qui œuvre en faveur d’une Europe plus sociale et solidaire pour tous les citoyens, les jeunes en particulier. La coordination des politiques économiques des différents états membres est indispensable, notamment au sein de la zone euro. Aussi, la gouvernance économique responsable, que nous préconisons, doit être axée sur un développement économique créateur d’emplois stables et de qualité, la promotion de la formation pour tous, des salaires décents, ainsi qu’une protection sociale forte. Le pouvoir d’achat, le niveau des salaires et l’accès à des services sociaux de qualité doivent être défendus et assurés.

Avec la CES, la CFDT, la CGT, l’UNSA revendiquent :
• l’autonomie des partenaires sociaux dans le champ de la négociation collective et particulièrement en ce qui concerne les salaires et la négociation salariale ;
• le développement du dialogue social notamment dans l’élaboration des politiques économiques européennes ;
• une réduction graduelle des déficits publics respectant les capacités d’investissement en faveur d’un développement économique durable ;
• une gouvernance économique européenne incluant une harmonisation de l’assiette fiscale avec un taux d’imposition minimum pour les entreprises ;
• la mise en place d’euro-obligations (Eurobonds) pour financer des investissements dans les projets et les réseaux d’infrastructures et de développement européen .

mardi 7 juin 2011

 

 

 

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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 17:44

Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée, nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès maintenant une transformation réaliste et constructive de la société : celle du revenu de vie.

Qu’est-ce que le revenu de vie?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, dividende universel, revenu de base, etc. (cf. Wikipedia)

Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente - quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés.

Le revenu de vie ne rémunère pas l’emploi, mais le travail au sens large

Ni l’emploi salarié, ni les revenus du capital, ni les aides sociales classiques ne peuvent prétendre désormais garantir le droit à l’existence de chacun tel que défini à l’article III de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est un fait : en raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein-emploi ne peut plus être atteint. Par contre le travail est toujours d’actualité, et sa tâche est immense.

Il est plus que jamais nécessaire que chacun puisse travailler, d’abord à prendre soin de lui-même, de ses parents, de ses enfants et de ses proches, travailler ensuite pour contribuer aux biens communs accessibles à tous (connaissances, arts, culture, logiciels, etc.), travailler enfin à inventer et à mettre en oeuvre à toutes les échelles les moyens qui permettront de léguer une planète vivable aux générations futures.

Loin d’être un encouragement à la paresse, nous affirmons que le revenu de vie permettra à chacun, dans la mesure de ses capacités et de son désir, de s’engager de manière sereine, libre et responsable, dans des travaux essentiels pour l’intérêt général que les emplois traditionnels n’ont pas vocation à assumer.

Comment financer le revenu de vie?

Il s’agit précisément d’engager pour le financement du revenu de vie tous les moyens alloués à l’entretien de la chimère du plein emploi. L’institution du revenu de vie implique pour les pays qui le mettront en place de revoir leur système fiscal et social, et probablement de reprendre un certain niveau de contrôle sur la création monétaire qu’ils avaient abandonné aux banques. Les calculs des économistes qui ont réfléchi en profondeur à cette question montrent que cela est parfaitement possible (cf. simulations).

Il n’est nul besoin d’attendre quelque cataclysme pour envisager cette profonde transformation. Cela peut se faire progressivement et sans dommage, à condition qu’il existe une prise de conscience et un engagement suffisamment massif. C’est à cet engagement que nous, signataires de cet appel, voulons amener.

Qu’avons-nous à perdre ?

L’illusion d’un emploi salarié et dûment rémunéré pour tous s’est volatilisé avec la crise. Avec cette disparition, va s’évanouir aussi pour beaucoup le réflexe de se définir en fonction de son activité professionnelle. Il ne faut pas le cacher, l’institution du revenu de vie amènera probablement à s’interroger plus encore, sur notre identité, notre rôle dans la société, notre aspiration à procréer en regard des problèmes de démographie, et sur la nature de ce que nous voulons transmettre à nos enfants.

L’institution du revenu de vie ne va pas sans mises en cause profondes de nombreuses habitudes. Nous pensons néanmoins que cette mutation des consciences et des comportements peut s’effectuer sans violence, et dans un esprit d’entr’aide mutuelle afin que se développe une nouvelle culture de la responsabilité.

Qu’avons-nous à gagner?

L’institution du revenu de vie remet en cause le “travail” tel qu’il est compris usuellement, à savoir comme base du capital et des rapports sociaux. On le sait, la réduction du “travail” au seul “emploi” provoque automatiquement l’exclusion de ceux qui en sont privés, la peur du chômage chez les salariés, et le contrôle social des assistés. Cette confusion entre “travail” et “emploi” a un coût énorme pour la société aussi bien financièrement que socialement. Les pathologies sociales et psychiques qu’elle entraîne ne sont tout simplement plus soutenables.

Nous n’attendons pas du revenu de vie qu’il règle tous les maux, mais nous affirmons qu’il est absolument nécessaire pour surmonter la crise de confiance actuelle en réduisant le niveau intolérable, de pauvreté, d’exclusion et de peur.

Action

Au moment où les médias annoncent quotidiennement l’imminence de catastrophes provoquées par l’effondrement des économies, le réchauffement climatique ou les pandémies, nous affirmons qu’il existe un moyen efficace pour faire face collectivement et pour mobiliser les forces vives: c’est la voie du revenu de vie.

Nous citoyens signataires de cet appel, demandons, aux politiques de tous bords, aux syndicats et aux experts, en France et partout dans le monde, de prendre en compte cette voie dans les délais les plus brefs et d’engager avec nous cette grande transformation.

_____________

PRECISION IMPORTANTE :
Cet appel n’est le fait d’aucun parti, d’aucune confession ou groupe d’opinion constitué.

Les signataires, par ailleurs membres de groupes politiques ou religieux, sont priés de bien vouloir éviter les déclarations prosélytes qui auraient pour effet de réduire la portée de l’Appel.
La liste des signataires n’est exploitée que pour faire valoir l’Appel, en aucun cas pour d’autres usages - Déclaration CNIL en cours -.
Merci de votre compréhension.

_____________


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bérénice Anliker, Caussade, France, Nationalité française, Oui, femme au foyer

Christophe BOURNEAU, ST LÉGER DE LA MARTINIÈRE, FRANCE, Nationalité française, Oui,

pamart, orange, france, Nationalité française, Oui, musicien

SPERA, Haguenau, Franbce, Nationalité française, Oui, Chômage

Raymond Vuilleumier, CHEZARD ST-MARTIN, suisse, Autre nationalité (Europe), Oui, retraité-rtv


 

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