Actualité

Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 09:07

Nous nous sommes clairement prononcés pour que le principe de transparence financière des CE se traduise par des obligations légales de tenue des comptes, de publication et de certification au-delà d’un seuil de ressources à déterminer. L’objectif de transparence des comptes des CE doit être mis en œuvre de manière intangible pour le droit à l’information des salariés sur ceux-ci.

Le groupe de travail mis en place par le ministre du Travail doit permettre de définir des modalités adaptées à la diversité des situations des CE.

La proposition de loi sur « le financement des comités d’entreprises » adoptée par la commission des affaires sociales prévoit des dispositions qui vont très au-delà des principes de transparence et de publicité et modifient les équilibres de fonctionnement tels que résultant du cadre légal pré existant. Elles remettent en cause l’indépendance du CE vis-à-vis de l’employeur et risquent d’instaurer des contentieux juridiques à l’encontre de l’action des CE.

Ainsi, l’arrêté des comptes devrait rester de la responsabilité du trésorier et/ou du secrétaire, l’approbation des comptes soumis à l’ensemble des élus. L’instauration de règles de mises en concurrence pour la passation de commande, sans discernement quant à l’activité des CE peut conduire à remettre en cause leur caractère d’activités sociales. D’autant que ce genre de préconisation devrait plutôt figurer dans le règlement intérieur du CE qui devrait préciser l’ensemble des modalités en matière de gestion financière.

Les notifications éventuelles de manquement par l’autorité administrative ne doivent pas donner matière à ingérence de l’employeur dans la gestion du CE. La loi ne doit pas réviser de façon limitative la jurisprudence concernant les attributions des CE.

Nous demandons aux parlementaires et au gouvernement de prendre en considération nos demandes dans le débat parlementaire, tout en confirmant notre intention que les travaux du groupe tripartite aboutissent.

 

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:54

La CGT a été reçue avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales par le président de la République pour évoquer la situation économique et sociale ce mercredi 18 janvier 2012.

Le Président a expliqué la nécessité d’aller vite sur des mesures conjoncturelles et structurelles pour répondre aux conséquences de la crise.

Le Président est contraint, face à l’augmentation du chômage et de la précarité, d’apparaître volontariste sur la situation de l’emploi dans cette période préélectorale.

Comme cela était prévisible, l’essentiel de la réunion a porté sur un diagnostic contradictoire s’agissant des causes du sous emploi avec les organisations syndicales.

Si la délégation de la CGT* s’est efforcée de démontrer que les origines de la crise portaient sur un mode de développement donnant la priorité à la valorisation du capital, Nicolas Sarkozy reprend à son compte l’analyse patronale selon laquelle le coût du travail trop élevé est le facteur déterminant de perte de compétitivité des entreprises françaises. La CGT a dénoncé cette campagne de culpabilisation des salariés.

Diverses mesures ou intentions ont été annoncées par le Président en fin de Sommet. Aucune d’entre elles n’est susceptible d’avoir un impact réel sur la situation de l’emploi.

Encore une fois, les employeurs obtiennent immédiatement un nouveau cadeau pour un dispositif zéro charge pour l’embauche d’un jeune dans les petites entreprises.

Une mission a été confiée à Gérard Larcher pour remettre à plat l’ensemble de la formation professionnelle dans deux mois.

S’agissant du chômage partiel dont les modalités devraient être simplifiées, la CGT a exigé – et a priori obtenu – qu’une même entreprise ne puisse alterner des périodes de chômage partiel et des périodes avec des heures supplémentaires défiscalisées.

Quant aux mesures structurelles, TVA sociale ou accord de compétitivité, le chef de l’Etat est resté flou et devrait s’exprimer avant la fin du mois sur ces arbitrages.

L’accord de compétitivité consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l’emploi sans que le salarié n’ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail.

La tonalité de la réunion et la confrontation des analyses sur la situation confortent l’appréciation de la CGT sur la volonté du pouvoir de faire de la crise un alibi pour une nouvelle offensive s’attaquant aux règles de financement de la protection sociale et à la législation du travail.

La CGT appelle l’ensemble de ses organisations et militants à amplifier la diffusion et arguments de la CGT dans l’intense bataille idéologique actuelle.

Montreuil, le 18 janvier 2012

* Bernard THIBAULT – Mohammed OUSSEDIK – Maurad RABHI

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 18:51

Notre système de santé et de sécurité sociale longtemps présenté comme le meilleur du monde est à nouveau pris dans la tourmente d’une affaire où l’émotion se conjugue à l’indignation, à la révolte.

Par milliers, des femmes découvrent avec horreur que leurs prothèses mammaires ont été délibérément fabriquées à partir de gel silicone non conforme.

Comme pour le Médiator, le sang contaminé, l’hormone de croissance, le fil conducteur reste la recherche du profit maximum.
Le « fric » avant toutes autres considérations.

Depuis toujours la CGT combat cette logique de marchandisation de la santé, du corps, du vivant, alerte sur les conséquences de la banalisation sans contrôle des actes de soins, de réparation esthétiques.
Ce sont les renoncements par les gouvernements successifs à développer une véritable politique de santé et de sécurité sociale qui porte les germes de cette effroyable situation, tant humaine que financière.
Des renoncements qui ont autorisé des industriels cyniques et corrompus à pouvoir pratiquer leurs basses œuvres.

Bien sûr, la justice va faire son travail.
Mais il faudra aller plus loin qu’une simple condamnation des criminels. Toute la lumière sur la chaîne des responsabilités devra être engagée, avec aussi l’interrogation sur le silence imposé aux salariés.
Car ce scandale de trop est le fruit pourri de l’empêchement pour le monde du travail de son pouvoir et de sa capacité d’agir afin d’alerter et d’exiger des expertises. C’est un appel à la transparence, à la démocratie dans et au travail. L’entreprise ne peut plus et ne doit plus rester un lieu de la soumission.

Le devoir absolu de réparation est, bien entendu, une exigence, une nécessité pour toutes ces femmes meurtries dans leurs chaires. La sécurité sociale, que se pouvoir méprise, doit et va s’engager au cotés des victimes.
Mais les industriels ne peuvent pas à chaque crise sanitaire reposer leurs responsabilités sur les assurés sociaux.
La double peine infligée au peuple du travail n’a que trop duré…

La fin de marchandisation de la santé, la reconquête d’une sécurité sociale de haut, niveau, les moyens et l’autorité donnés aux organismes publics de contrôle, l’entrée de la démocratie dans l’entreprise reste des idées et des exigences neuves et impérieuses.

La CGT est engagée dans ce combat de vie.

 

Montreuil, le 10 janvier 2012

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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 09:08

Au moment même où la CGT était reçue ce matin par Xavier BERTRAND, en vue de la préparation du sommet « social » du 18 janvier prochain, le Premier Ministre annonçait de son côté qu’un projet de loi sera examiné en février et le Parlement convoqué en session extraordinaire.

Or, sur la TVA « sociale », le Ministre du Travail affirme qu’aucun dispositif précis n’est déterminé. A quoi va réellement servir le sommet dit social ? Ne s’agit-il pas tout simplement d’un nouveau plan de communication du président … ou sommet anti-social.

Pour la CGT, cette mesure est une arnaque, une mesure anti-sociale. L’augmentation de la TVA aura un effet négatif sur le pouvoir d’achat de toute la population. De plus, la TVA, dont l’impact est plus fort pour les bas revenus que pour les hauts revenus, est particulièrement inégalitaire. Cela va aussi réduire la croissance et amplifier la crise.

L’instauration de cette TVA anti-sociale ne vise qu’à répondre à une préconisation patronale de transférer 80% de cotisations sociales sur le contribuable et le consommateur.

Pour la CGT, il y a d’autres solutions pour sortir de la crise, entre autre :

- Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux ;

- Réformer la fiscalité en profondeur ;

- Contrôler les aides publiques aux entreprises ;

- Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.

Face au chantage sur les droits sociaux, la CGT appelle les salariés à faire du 18 janvier prochain une journée d’action interprofessionnelle en se mobilisant sous toutes les formes, pour se faire entendre du patronat et du gouvernement.

Montreuil, le 5 janvier 2011

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité - Communauté : FORMATION PROFESSIONNELLE
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 18:10

Le Président de la République convoque le 18 janvier un sommet social sur l’emploi. Sans doute conscient des effets très négatifs des chiffres du chômage et de la précarité sur le comportement des électeurs, Nicolas Sarkozy redécouvre subitement les vertus du « dialogue social ».

Quelques semaines après avoir conclu avec Angela Merkel un accord européen accentuant l’austérité et la régression sociale pour tous les salariés en Europe, il est fort probable qu’une nouvelle offensive contre les droits sociaux soit à l’ordre du jour.
Les organisations patronales s’organisent en conséquence. Loin de tirer les vrais enseignements sur les origines de la crise, elles ambitionnent d’en tirer parti pour obtenir la remise en cause des principes fondamentaux du droit social. Ainsi gouvernement et patronat s’entendent pour viser :
- les bases du financement de la Sécurité sociale ;
- davantage de flexibilité dans les horaires de travail ;
- des mesures fiscales et financières pour alléger le « coût du travail » (suppression des prestations familiales, du versement transport à la charge des entreprises et exonérations des cotisations sur salaires jusqu’à 3 fois le Smic) ;
- une hausse de la CSG, de la TVA ;
- assouplissement de certaines règles en matière d’hygiène et de sécurité ;
- la baisse des salaires, en proposant des accords « maintien d’emploi si baisse de salaire ».

Pour la CGT ce serait donnant/perdant pour les salariés.

La CGT considère indispensable de poursuivre l’information et la mobilisation des salariés pour la satisfaction de leurs revendications, notamment sur les salaires et l’emploi.

Elle appelle l’ensemble des organisations de la CGT, ses militants, à prendre des initiatives et des dispositions pour faire du 18 janvier prochain, jour du sommet à l’Elysée, une journée de mobilisation interprofessionnelle.

Face au chantage sur les droits sociaux, la CGT réaffirme ses dix exigences pour une autre répartition des richesses créées :

1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux, faire respecter l’égalité salariale femmes/hommes.
2. Contrôler les aides publiques aux entreprises.
3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements.
4. Supprimer des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.
5. Stopper les suppressions d’emplois.
6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics.
7. Réformer la fiscalité en profondeur.
8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits.
9. Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.
10. Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique.

Par SNPF - CGT - Publié dans : Actualité
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